Léa Salamé, écartée de la présentation du 20 Heures de France 2 depuis le 24 août, conserve une partie de son salaire malgré son retrait prolongé jusqu'au premier tour de la présidentielle. La journaliste reste salariée de France Télévisions, mais la partie de sa rémunération liée au journal télévisé a été supprimée.
Un retrait prolongé après la primaire de la gauche
Le retrait de Léa Salamé, initialement lié à l'annonce de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle, a été prolongé suite à la victoire de ce dernier à la primaire de la gauche. Le journal télévisé de 20 Heures est désormais présenté par Jean-Baptiste Marteau jusqu'au premier tour du scrutin, a minima.
Cette situation a suscité des critiques, notamment de Gilbert Collard, ex-député européen du Rassemblement national, qui a affirmé sur X que la journaliste était « payée à ne rien faire ». Une accusation que le médiateur de France Télévisions, Pascal Doucet-Bon, a tenu à contredire sur FranceInfo.
Une rémunération ajustée mais maintenue
Pascal Doucet-Bon a rappelé que Léa Salamé reste « salariée du groupe » et qu'elle n'est pas « payée à rien faire ». En effet, au-delà des deux éditions spéciales qu'elle a assurées pour la visite du pape en France, elle « travaille sur plusieurs documentaires sur l'actualité internationale », a précisé Philippe Corbé, directeur de l'information de France Télévisions.
Philippe Corbé a également confirmé que le salaire de la journaliste a été réduit, car « la partie de sa rémunération liée à sa présentation du "20 heures" a été supprimée ». Cette décision vise à adapter la rémunération aux nouvelles missions de la journaliste, tout en maintenant son lien contractuel avec le groupe.
Une situation amenée à durer
Le retrait de Léa Salamé de la présentation du 20 Heures devrait se poursuivre au moins jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle. La journaliste conserve néanmoins un rôle au sein de France Télévisions, notamment à travers la production de documentaires et la couverture d'événements majeurs.
Cette situation illustre la complexité de la gestion des salariés en période électorale, où les impératifs de neutralité journalistique et les droits des employés doivent être conciliés. Le groupe public a choisi de maintenir la rémunération partielle de la journaliste, tout en supprimant la partie liée à son ancienne fonction.