Le premier sondage réalisé après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche montre une nette progression du député européen, mais celui-ci reste loin derrière Jean-Luc Mélenchon. Selon l’étude Ifop-Fiducial pour LCI et Sud-Radio publiée mercredi 14 octobre, Glucksmann est crédité de 13,5 % à 16 % des voix au premier tour, sans parvenir à se qualifier pour le second tour dans aucune des hypothèses testées. En revanche, Édouard Philippe apparaît comme le candidat le plus susceptible de battre Marine Le Pen en cas de duel au second tour.
Glucksmann talonne Mélenchon dans une hypothèse précise
L’hypothèse la plus favorable pour Raphaël Glucksmann serait une candidature de Gabriel Attal pour le bloc central. Dans ce cas, Glucksmann obtiendrait 16 % des voix, talonnant Jean-Luc Mélenchon à 17 %. En revanche, si Édouard Philippe est le candidat du bloc central, Glucksmann reculerait à 13,5 %, tandis que Mélenchon serait en ballottage défavorable face à Philippe : 16 % contre 18 % pour l’ancien Premier ministre.
Ce sondage a été mené auprès d’un échantillon de 1 390 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 525 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur se situe entre 1,1 et 2,5 points.
Un autre sondage place Mélenchon au second tour, mais battu largement
Un autre sondage publié plus tôt mercredi par Odoxa pour Public Sénat, le Nouvel Obs et la presse régionale, réalisé avant la victoire de Glucksmann à la primaire, place Jean-Luc Mélenchon au second tour face à Marine Le Pen, quel que soit l’adversaire du bloc central. Dans ce duel, la candidate d’extrême droite l’emporterait largement, avec 68 % des voix contre 32 % pour le leader de la France insoumise.
Dans cette étude, Mélenchon est crédité de 18 % des voix au premier tour, juste devant Édouard Philippe (17 %), dans l’hypothèse où le maire du Havre serait candidat. Si Gabriel Attal était candidat à la place de Philippe, Mélenchon obtiendrait 18,5 % des voix, contre 11 % pour l’ancien ministre de l’Éducation. Marine Le Pen serait en tête avec respectivement 37 % et 38 % des voix selon l’hypothèse retenue.
Le Pen l’emporterait dans toutes les hypothèses, mais avec un écart variable
Marine Le Pen l’emporterait également face à Édouard Philippe au second tour, mais avec un écart beaucoup plus réduit : le maire du Havre récolterait 47 % des suffrages, bénéficiant d’un report de voix plus avantageux que Jean-Luc Mélenchon. Odoxa précise que « l’incertitude est encore grande étant donné qu’une grande partie des électeurs qui comptent aller voter au second tour sont encore indécis ».
Dans ce même sondage, Raphaël Glucksmann est crédité d’environ 10 % des voix au premier tour (avant sa victoire de dimanche), tandis que la candidate écologiste Marine Tondelier réaliserait environ 3 % des suffrages. À droite, la performance de Bruno Retailleau dépendrait fortement du candidat du bloc central : dans l’hypothèse Philippe, le sénateur LR n’est crédité que de 6,5 % des voix, contre 9 % si Gabriel Attal devait être candidat du centre.
Un sondage, comme toute enquête d’opinion, est une photographie du moment sans valeur prédictive. L’enquête Odoxa a été réalisée en ligne du 24 septembre au 7 octobre auprès d’un échantillon de 12 005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur située entre 0,6 et 1,2 point.