Les Républicains visent les villes moyennes et rêvent de percées face à la gauche divisée
LR vise les villes moyennes et rêve de percées face à la gauche

La stratégie municipale des Républicains entre consolidation et conquête

Bruno Retailleau, après sa victoire à la tête des Républicains au printemps dernier, avait évoqué l'espoir d'une « vague bleue » lors des prochaines élections municipales. Si la droite a effectivement perdu plusieurs de ses grands bastions lors du scrutin de 2020, elle maintient une présence solide dans les villes moyennes, où elle ambitionne de confirmer son ancrage territorial.

La prime au sortant et les espoirs de progression

« La prime au sortant va jouer, au moins dans les petites villes. Il faut conforter nos maires déjà en poste et si possible en gagner d'autres », analyse un dirigeant LR. Le parti nourrit ainsi des ambitions de conquête dans des villes comme Besançon ou Grenoble, tout en restant vigilant à Nîmes, où le maire sortant ne se représente pas, laissant la plus grande ville sous contrôle LR exposée.

Les Républicains fondent également des espoirs sur les difficultés internes des Insoumis, suite à l'affaire Quentin Deranque, qui pourraient mécaniquement favoriser la droite. LR encourage donc les électeurs à former un « cordon sanitaire anti-LFI » afin de fracturer la gauche au second tour et d'en tirer profit.

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Les rêves de victoires éclatantes et les défis à relever

Pour sauver les meubles, LR rêve de succès retentissants à Paris avec Rachida Dati, à Lyon avec le candidat du socle commun Jean-Michel Aulas, ou même à Nantes où Foulques Chombart de Lauwe, candidat commun de la droite et du centre, défie la maire socialiste sortante Johanna Rolland. « On peut rêver », admet un ténor du parti. En revanche, les chances de Martine Vassal à Marseille apparaissent plus ténues, la direction LR l'incitant déjà à se maintenir au second tour.

Dans la capitale, la droite exerce une forte pression sur Horizons pour obtenir le soutien de Pierre-Yves Bournazel en faveur de Rachida Dati. « Édouard Philippe ne prendra pas le risque de la faire perdre. Je lui déconseille ! » s'emporte un haut responsable LR.

La menace du Rassemblement National et la vigilance accrue

Le grand danger qui guette les Républicains ? La pression du Rassemblement National, qui aspire à faire de ces élections municipales un laboratoire de « l'union des droites » en vue de la prochaine présidentielle. Au sein de LR, on reste sur ses gardes : « On va regarder de près ce qu'il se passe dans le Vaucluse, le Var, l'Hérault et les Alpes-Maritimes ».

Une vigilance particulière est portée sur les résultats à Nice : si le parti a apporté son soutien au maire sortant Christian Estrosi, ancien LR rallié à Horizons, le député européen LR Christophe Gomart soutient, quant à lui, Éric Ciotti, ancien LR désormais allié à Marine Le Pen et Jordan Bardella. Cette situation illustre les tensions internes et les défis que LR doit surmonter pour préserver son unité face aux ambitions du RN.

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