Fusion officielle entre les listes Gouaichault et Muret à La Teste-de-Buch
Ce lundi 16 mars, sous la halle de Cazaux, Thierry Gouaichault et Marc Muret ont officialisé la fusion de leurs deux listes pour le second tour des élections municipales à La Teste-de-Buch. Cette décision intervient après les résultats du premier tour où Thierry Gouaichault est arrivé en tête avec 34,2% des voix, devant le maire sortant Patrick Davet (28,96%) et Marc Muret, troisième avec 19,6%.
Les termes de l'accord de fusion
Thierry Gouaichault a précisé les conditions de cette alliance : « Six personnes de la liste, dont Marc et au moins quatre en position éligibles, nous rejoignent. J'aimerais que Marc Muret soit à la communauté d'agglomération. J'intègre des compétences nouvelles ou complémentaires. Ce n'était pas à n'importe quel prix. »
Le leader de la liste arrivée en tête s'est expliqué sur sa décision : « J'ai pensé à repartir seul, mais le vote de dimanche nous oblige, il faut être sérieux. » De son côté, Marc Muret a affirmé être « guidé par l'intérêt supérieur de La Teste ».
Clarifications politiques et historique commun
Marc Muret a tenu à préciser la nature de ce rapprochement : « C'est le rapprochement de deux listes divers droite. Et je n'avais aucune investiture. » Thierry Gouaichault n'a pas éludé les questions concernant l'appartenance politique de son nouvel allié : « J'avais une question par rapport à l'UDR, auquel appartient Marc Muret, et sur son adhésion ancienne à Reconquête. Nous avons beaucoup discuté et j'ai confiance. Il n'y a aucune ambiguïté ni sur Marc ni sur ses cinq colistiers. »
Les deux hommes entretiennent des liens depuis longtemps. Marc Muret était le directeur de cabinet de Jean-Jacques Éroles, maire divers droite entre 2008 et 2020, quand le général Thierry Gouaichault commandait la base aérienne 120 de Cazaux entre 2011 et 2013. La liste Gouaichault compte d'ailleurs plusieurs anciens élus de la majorité Éroles.
Un choix symbolique de lieu et analyse des résultats
Le choix de Cazaux pour officialiser la fusion ne doit rien au hasard. Si Thierry Gouaichault et Patrick Davet sont à peu près à égalité sur le centre-ville et Pyla, l'écart s'est creusé dans ce secteur, avec un net désavantage pour le maire sortant : il a obtenu trois fois moins de voix que son adversaire (qui réside à Cazaux), soit 341 contre 1 041 voix. Il fait à peine mieux que Marc Muret (315 voix).
Marc Muret a commenté cette situation : « Il y a un vrai désaveu du maire sortant, son style, sa politique. Thierry Gouaichault et moi sommes tous deux très démocratiques, respectueux des institutions républicaines. Lui n'agira pas comme le fait Patrick Davet aujourd'hui. »
Programme politique et réactions des autres candidats
Sur le fond, Thierry Gouaichault veut garder son programme, mais il assure que les deux projets se ressemblent : « La maison de santé et la cité du patient, c'est assez proche, non ? Sur l'environnement aussi. » Marc Muret acquiesce : « Il est en tête, il est normal que son socle prime. »
De son côté, le maire sortant Patrick Davet repart en campagne avec le seul soutien du RN (6,3%) : « Je pensais être en tête. Par rapport au plan local d'urbanisme, aux constructions, les gens n'ont peut-être pas compris. Après, 5 points, c'est pas grand-chose, ça se rattrape. Et il y a une abstention importante. »
La gauche, qualifiée de justesse (10,87%), se maintient pour ne « pas laisser seuls aux commandes ces élus de droite qui, sous différents visages, gèrent la ville depuis vingt ans », et dénonce des candidats qui « se présentent au second tour main dans la main avec l'extrême droite ».
Situation contrastée à Lège-Cap-Ferret
À Lège-Cap-Ferret, la situation est bien différente. Depuis dimanche soir, les discussions se poursuivent sans aboutir à une décision ferme. Ce lundi, des négociations se sont déroulées entre Thomas Sammarcelli (29,53%) et Fabrice Pastor-Brunet (23,17%), mais elles n'ont pas encore abouti. L'histoire devrait se dénouer ce mardi matin.
En face, le RN Jean-Pierre Vaillant n'est pas qualifié (8,15%). La question de la destination de ses 486 voix reste en suspens. Reste Philippe de Gonneville, le maire Horizons sortant, certes « satisfait d'être en tête » avec 39,14%, mais dans une position inconfortable : « Je sais compter... » Il indique avoir la possibilité de faire une fusion avec Fabrice Pastor-Brunet et n'exclut pas de l'appeler : « Ma porte n'est jamais fermée. » Techniquement possible, cette fusion serait politiquement plus compliquée : fusionner avec son opposant pendant six ans n'a rien de simple.



