Ciotti défend Bardella accusé de propos antisémites par Mediapart
Ciotti défend Bardella accusé de propos antisémites

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, conteste formellement les accusations de propos antisémites publiées par Mediapart ce lundi 28 septembre. Eric Ciotti, maire de Nice et figure des Républicains, a apporté son soutien public au dirigeant, dénonçant des « officines d'extrême gauche ».

Des extraits de messages contestés par Jordan Bardella

Dans une enquête publiée lundi, Mediapart affirme avoir authentifié « de manière indépendante » des écrits attribués à Jordan Bardella. Selon le média d'investigation, ces messages contiendraient des propos antisémites, notamment une supposée « mainmise de la communauté juive-sioniste sur le pays ».

Jordan Bardella a réagi sur X, affirmant : « Je conteste formellement les accusations portées à mon endroit par Mediapart, me prêtant des propos délirants et antisémites ». Il a également indiqué avoir chargé son avocat d'engager « les procédures nécessaires ».

Le soutien d'Eric Ciotti et les réactions politiques

Eric Ciotti a publié sur X un message de soutien : « Jordan Bardella est un ami sincère de la communauté juive. Je connais son engagement et ses valeurs. Les officines d'extrême gauche qui à chaque élection présidentielle tentent de confisquer la démocratie n'y arriveront pas. »

Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, a déclaré ne pas avoir « lu l'article de Mediapart », mais a estimé qu'une « action en diffamation va être introduite ». Elle a qualifié les accusations de « dinguerie », ajoutant : « Ça me paraît tellement dingue que ça ne peut être qu'un faux, qu'une barbouzerie dont Mediapart a le secret ».

Les éléments rapportés par Mediapart

Selon l'article de Mediapart, Jordan Bardella aurait déploré que les ministères « les plus importants reviennent à des personnes pour qui Israël et l'intérêt bancaire priment sur les intérêts Français », en ciblant trois ministres du quinquennat de François Hollande (2012-2017) : Laurent Fabius, Pierre Moscovici et Manuel Valls.

Le média rapporte également qu'en septembre 2013, Jordan Bardella aurait écrit au sujet de l'essayiste Alain Soral, condamné à plusieurs reprises pour des propos antisémites ou négationnistes : « Ses analyses sont justes car tout se vérifie dans les faits ».

Jordan Bardella a dénoncé des « faux grossiers » et a annoncé des poursuites judiciaires. La polémique intervient alors que Marine Le Pen a toujours déclaré vouloir faire de Jordan Bardella son Premier ministre en cas de victoire à l'élection présidentielle.