Le Parti des Travillers lance une liste à Agen contre la politique de Macron
Ce samedi 7 mars, dans la rotonde du Stadium d'Agen, Éric Lafond et ses colistiers de la liste "Contre leur économie de guerre, Agen pour les travailleurs et la jeunesse" ont organisé une réunion publique. Cette initiative, soutenue par le Parti des Travailleurs, marque une première dans la ville et s'inscrit dans une démarche nationale, avec des listes similaires dans 62 autres communes françaises.
Une rencontre fortuite qui débouche sur un engagement politique
« Je les ai rencontrés sur le marché », témoigne un participant. « Ce qui m'a interpellé, c'est bien entendu l'argumentaire sur la guerre. Il faut donner des moyens à l'éducation plutôt que de soutenir une course à l'armement. L'avenir de la jeunesse, c'est apprendre, pas faire la guerre. Nos réunions hebdomadaires sont très enrichissantes. Nous sommes entre gens pondérés. Chacun a la liberté de s'exprimer. »
La réunion, coïncidant avec la Journée internationale des droits des femmes, a mis en avant les candidates de la liste. L'auditoire, bien que réduit, s'est montré particulièrement attentif aux discours prononcés.
Un programme axé sur la rupture avec les politiques d'austérité
Éric Lafond, membre du Parti des Travailleurs et figure centrale de cette campagne, a développé une critique acerbe de la politique gouvernementale. « La solution ne viendra pas que du vote. La satisfaction des besoins passera par la mobilisation. La commune doit être un pôle et un bastion de résistance », a-t-il déclaré.
Le candidat insiste sur la nécessité de « refuser cette baisse continuelle de moyens imposée aux municipalités » et propose de « aller chercher l'argent là où il est », notamment en réduisant le financement alloué par le gouvernement Macron à l'effort de guerre.
Des carences criantes dans les services publics agenais
La liste a été construite sur le terrain, au contact direct des habitants. « Nous avons vu des centaines d'Agenais », affirme Éric Lafond. Les besoins identifiés sont nombreux et pressants :
- Logement social insuffisant
- Manque de places en crèches
- Écoles et transports en commun inadaptés
- Accès aux soins défaillant
- Carences dans les domaines du sport, de la culture et de l'action sociale
Pour y remédier, la liste propose la gratuité des transports en commun et exige des élus qui « rompent avec la politique d'économie de guerre et de militarisation de Macron », contrairement aux équipes de Jean Dionis et Laurent Bruneau.
Une candidature qui vise au-delà des municipales
Pour Éric Lafond, instituteur à la retraite, l'objectif immédiat est d'obtenir le maximum de voix et d'élus pour porter ces exigences. Mais cette candidature représente aussi « la première pierre d'une construction ».
« C'est une expérience nouvelle pour nous tous. Si nous sommes parvenus à constituer une liste, c'est que notre parole a reçu un écho », analyse-t-il, en évoquant déjà les échéances futures. « Nous étions prêts en cas de dissolution. Pour les prochaines législatives, il est probable que nous ayons des candidats sur deux des trois circonscriptions de Lot-et-Garonne. »
Ainsi, la réunion du 7 mars à Agen ne marque pas seulement le lancement d'une campagne municipale, mais l'émergence d'une force politique déterminée à contester la politique nationale sur le terrain local, avec l'ambition de s'inscrire dans la durée.



