Donald Trump prononce un discours marathon sur l'état de l'Union, vantant un redressement historique
Trump: discours marathon sur l'état de l'Union et redressement

Un discours marathon pour un président en campagne

Ce mardi 24 février, Donald Trump a battu un record en prononçant le plus long discours sur l'état de l'Union de l'histoire américaine, durant 1 heure et 47 minutes. Face au Congrès, le président a vanté le « redressement historique » des États-Unis, à un peu plus de huit mois des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les républicains. « Notre Union est forte », a martelé Donald Trump, malgré un pays profondément divisé.

Tensions et polémiques dans l'hémicycle

La division était palpable dans la salle. L'élu démocrate texan Al Green a brandi une pancarte « Les personnes noires ne sont pas des singes », en référence à une vidéo raciste récemment partagée par le président, avant d'être éjecté de l'enceinte. Le commandant en chef a ensuite promis de ne « jamais laisser l'Iran obtenir l'arme nucléaire », tout en assurant privilégier la voie diplomatique. Il a également affirmé que son administration « travaille dur » pour mettre fin à la guerre en Ukraine, quatre ans après l'invasion russe.

Une tradition respectée avec des invités d'honneur

Comme le veut la tradition, le président a honoré de nombreux invités. Les champions olympiques de hockey ont été accueillis en héros, recevant une standing ovation. La veuve de Charlie Kirk, un militant conservateur assassiné, ainsi que deux vétérans centenaires, dont Buddy Taggart, 99 ans, ont également été salués. Cependant, le président n'a pas prononcé un mot sur les dossiers Epstein, malgré la présence en tribune de victimes invitées par les démocrates.

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Un plaidoyer économique optimiste

Le cœur du discours a été un plaidoyer économique très optimiste. Donald Trump a énuméré une série de chiffres pour illustrer ce qu'il a qualifié de « redressement historique ». Il a affirmé que la frontière était désormais « sécurisée », que l'inflation « s'effondrait » et que les revenus « augmentaient rapidement ». « L'économie rugit comme jamais auparavant et nos ennemis ont peur », a-t-il déclaré. Le président a aussi mis en avant la baisse des prix de l'essence et des taux hypothécaires, ainsi que les records boursiers.

Des annonces politiques et sociales

Parmi les annonces phares, Donald Trump a promis de « mettre fin au coût sauvagement gonflé des médicaments sur ordonnance » via un nouveau site web, et a appelé le Congrès à adopter son programme de « Nation la plus favorisée ». Il a également dévoilé un « Engagement de Protection des Usagers » pour empêcher que la demande énergétique des centres de données d'IA n'augmente les factures d'électricité des Américains. Sur le plan social, il a raconté l'histoire de Sage Blair, une jeune femme dont la transition de genre avait été cachée à ses parents par son école, appelant à interdire de telles pratiques.

Un ton ferme sur l'immigration et la sécurité

L'immigration et la sécurité ont occupé une large part du discours. Le président a dénoncé avec virulence les « villes sanctuaires » et a appelé à l'adoption de la « Loi Delilah » pour interdire les permis de conduire commerciaux aux immigrés clandestins. Il a partagé des témoignages poignants de familles de victimes de crimes commis par des clandestins. « Le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, pas les immigrés clandestins », a-t-il lancé, provoquant un chahut dans les rangs démocrates.

Une vision de puissance et de paix

Sur la scène internationale, Donald Trump a affirmé avoir « mis fin à huit guerres » durant ses dix premiers mois, évoquant des conflits comme celui entre l'Inde et le Pakistan. Il a longuement parlé de l'opération « Midnight Hammer » qui a, selon lui, anéanti le programme nucléaire iranien. « Je ne permettrai jamais à l'Iran d'avoir une arme nucléaire », a-t-il assuré. Le président a aussi salué l'augmentation des budgets de l'OTAN payés par les alliés et a célébré l'opération au Venezuela ayant conduit à la chute de Nicolas Maduro.

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Un final patriotique et grandiose

Le discours s'est conclu sur une note hautement patriotique, célébrant les 250 ans d'histoire américaine à venir. « L'Âge d'Or de l'Amérique est à nos portes », a déclaré Donald Trump, évoquant une « révolution » qui continue. Après avoir honoré le centenaire Royce Williams, un pilote de chasse héros de la guerre de Corée, en lui remettant la Médaille d'Honneur du Congrès, le président a terminé par un vibrant « Que Dieu bénisse l'Amérique ». Ce marathon oratoire, entre bilan politique et programme de campagne, a magistralement ouvert la séquence électorale des midterms dans un climat de polarisation extrême.