Marlène Schiappa fait son retour sur la scène politique parisienne
Après une période de retrait depuis sa sortie du gouvernement en juillet 2023 et la naissance de son troisième enfant en octobre, Marlène Schiappa, figure historique du macronisme, effectue un retour remarqué dans l'arène politique. Toujours très liée au couple Macron et soutien indéfectible du président, elle revient sur le devant de la scène avec la publication de son nouveau livre, La Machosphere (Fayard), un témoignage percutant sur la guerre numérique contre les femmes. Reconvertisse dans le secteur privé en tant qu'associée de l'agence Tilder, cette femme politique dans la quarantaine n'a pourtant rien abandonné de ses combats féministes et sociaux.
Un engagement concret pour la campagne municipale
Avec son bébé blotti contre elle, l'élue francilienne annonce officiellement son entrée dans la bataille pour la mairie de Paris. Elle rejoint le candidat soutenu par Renaissance et Horizons, Pierre-Yves Bournazel, et promet de mener une campagne active, présente sur les plateaux de télévision et dans les meetings. « On a beaucoup dit que j'étais clivante, mais j'ai beaucoup de gens qui me suivent », affirme-t-elle avec conviction. Et elle prévient d'emblée : « Je ferai campagne avec mon bébé ! » En réalité, son implication ne date pas d'hier : depuis des semaines, cette militante féministe met déjà ses réseaux au service de la candidature Bournazel.
Un attachement profond à la capitale
Son engagement pour Paris plonge ses racines dans son histoire personnelle. Native de la capitale, Marlène Schiappa a grandi entre les cités de Belleville et de Porte de Vanves chez ses parents, et réside depuis dix ans dans le quartier Montparnasse. Dès l'âge de 18 ans, elle s'est présentée sur une liste associative, et en 2020, elle a activement participé à la campagne de Benjamin Griveaux. Aujourd'hui, derrière Pierre-Yves Bournazel, elle vante son sens de la nuance, sa probité et sa maîtrise des dossiers. « Ce n'est peut-être pas une star, mais quelqu'un de compétent ! », insiste-t-elle.
Un positionnement clair face aux extrêmes
Dans un entretien exclusif, Marlène Schiappa explique son choix de soutenir Pierre-Yves Bournazel. « Je serai sur sa liste pour le Conseil de Paris, sur une liste de rassemblement. Je suis mobilisée pour le faire gagner », déclare-t-elle. Elle souligne la menace extrémiste croissante dans la capitale, de gauche comme de droite, et présente Bournazel comme le seul candidat clair refusant toute alliance avec les extrêmes. « Aujourd'hui le seul candidat qui est clair sur le fait qu'il ne s'alliera ni avec l'extrême droite, ni avec l'extrême gauche, c'est Pierre-Yves Bournazel », affirme-t-elle avec fermeté.
Une critique acerbe du bilan de la municipalité sortante
Marlène Schiappa ne mâche pas ses mots concernant le bilan de la municipalité socialiste dirigée par Anne Hidalgo. « Le bilan est calamiteux », assène-t-elle, pointant du doigt des méthodes qu'elle qualifie de « lunaires ». Elle évoque notamment l'affaire des vêtements Burberry achetés avec la carte bancaire de la mairie, et dénonce une hypocrisie dans la gestion. « Anne Hidalgo est si prompte à saisir le procureur de la République, elle a porté plainte contre la moitié des ministres macronistes, mais sans jamais s'appliquer à elle-même les leçons qu'elle donne ! »
Les défis quotidiens des familles parisiennes
En tant que mère de famille nombreuse, Marlène Schiappa partage son expérience des difficultés rencontrées à Paris. « On parle beaucoup de natalité en ce moment, je pense que les problèmes de natalité sont multipliés par dix en vivant à Paris », confie-t-elle. Elle évoque la crise du logement, qui l'a contrainte à quitter la capitale il y a des années, et les obstacles pour se déplacer avec un landau. « Car il est impossible de prendre le métro ou le bus aux heures de pointe avec un landau et un bébé ! C'était déjà le cas il y a 18 ans, et ça n'a hélas pas changé ».
Les solutions proposées par Bournazel
Pour Marlène Schiappa, Pierre-Yves Bournazel apporte des réponses concrètes aux problèmes des Parisiens. Elle cite notamment ses propositions pour le logement, comme limiter Airbnb à 30 jours de location maximale, ou pour les crèches, avec un engagement en faveur de la transparence dans l'attribution des places. « C'est ma marotte, je l'avais lancé il y a dix ans avec mon association 'Maman travaille' », rappelle-t-elle. Elle mentionne aussi des mesures pour la sécurité des femmes dans les transports, avec la présence de policiers municipaux en tête de rame.
Un candidat fédérateur face à la polarisation
Face aux critiques selon lesquelles la candidature de Bournazel pourrait gêner celle de Rachida Dati, Marlène Schiappa défend son choix. « À un moment de conflictualisation, de polarisation, de manichéisme, on a besoin de quelqu'un qui apporte de la nuance, de la constance », argue-t-elle. Elle souligne que Bournazel est soutenu par des figures comme Gabriel Attal et Édouard Philippe, et gagne du terrain dans les sondages. « Il n'y a pas de raison de partir défaitistes », conclut-elle, tout en exprimant son estime pour Rachida Dati, dont elle respecte le parcours, mais en réaffirmant son engagement ferme derrière Pierre-Yves Bournazel pour changer Paris.



