François Ruffin affiche ses forces et critique Mélenchon dans la course à la primaire de gauche
Le changement, est-ce pour maintenant ? Le député de la Somme, François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche, a fait une annonce marquante samedi lors d'un meeting à Paris. Il a revendiqué plus de 100.000 soutiens à sa campagne et « 10.000 volontaires de plus » qui s'engagent activement. Ces chiffres s'ajoutent aux 8.000 volontaires déjà mobilisés, démontrant une dynamique croissante pour sa candidature.
Des chiffres encourageants pour une ambition claire
« En treize jours, nous avons rassemblé 100.000 soutiens dans le pays », a déclaré François Ruffin, tout en soulignant l'importance de ces mobilisations. Le fondateur de Debout ! a martelé qu'il était candidat pour « gagner », et non pour un simple « tour de piste » ou pour atteindre des scores modestes, comme celui d'Anne Hidalgo en 2022, qui avait obtenu 1,75 % des voix. Il a insisté sur le fait qu'il n'y a « pas tant de personnes que ça qui savent le faire », sous-entendant sa capacité unique à rassembler.
Une attaque directe contre Jean-Luc Mélenchon
Dans un discours percutant, François Ruffin a visé explicitement Jean-Luc Mélenchon, le qualifiant de « perdant magnifique ». « Il y en a marre des perdants magnifiques, qui vous expliquent qu'à 400.000 voix près, on y serait, qu'il nous manque juste 3 %. Ce n'est pas ça qu'on veut. On veut passer le premier tour et on veut gagner au deuxième tour. On veut gagner, gagner, gagner », a-t-il affirmé. Cette critique fait référence aux échecs de Mélenchon en 2017 et 2022, où La France insoumise avait souligné manquer respectivement 600.000 et 500.000 voix pour accéder au second tour.
Une critique élargie aux réticents de la primaire
François Ruffin s'en est pris plus largement, sans les nommer directement, à « ceux qui ne veulent pas de cette primaire », incluant probablement Raphaël Glucksmann de Place publique et Jérôme Guedj du PS. « De quoi ont-ils peur ? […] Ils ont peur de leurs électeurs, ils ont peur du peuple de gauche, ils ont peur d'une profonde aspiration unitaire du peuple de gauche », a-t-il déclaré. Lui-même, au nom de cette aspiration unitaire, choisit de passer par la primaire, bien qu'il assure que rien ne l'y oblige légalement.
Une stratégie basée sur l'unité et la force
Malgré la possibilité de faire cavalier seul, François Ruffin a expliqué son choix de participer à la primaire. « Demain […] nous aurons nos cinq cents maires après les élections municipales. Donc on pourrait dire 'on y va tout seul pour faire notre tour de piste'. Ce n'est pas le choix que nous faisons », a-t-il souligné. Cette approche vise à capitaliser sur une base solide et à unifier la gauche autour de sa candidature, avec l'objectif affiché de victoire aux prochaines élections.



