Rima Hassan dénonce un harcèlement judiciaire après deux auditions policières
Rima Hassan dénonce un harcèlement judiciaire

Rima Hassan face à la justice : l'eurodéputée LFI dénonce un harcèlement politique

L'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan a vivement contesté ce vendredi les procédures judiciaires engagées à son encontre, qualifiant ces actions de « harcèlement judiciaire et politique ». Cette déclaration intervient après que la jeune élue de trente-trois ans a été entendue par la police parisienne à deux reprises en l'espace de quarante-huit heures, dans le cadre d'enquêtes distinctes.

Une série d'auditions et de procédures judiciaires

Jeudi, Rima Hassan avait été placée en garde à vue pour des soupçons d'« apologie du terrorisme » liés à un post publié sur son compte X le 26 mars 2026. Elle en est ressortie libre avec une convocation pour être jugée le 7 juillet 2026. Vendredi, elle a de nouveau été auditionnée, cette fois par la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), suite à des plaintes déposées par l'Organisation juive européenne (OJE), l'Organisation juive française (OJF) et le collectif Némésis.

À l'issue de ces auditions, deux nouvelles convocations lui ont été délivrées pour une audience devant le tribunal correctionnel le 16 septembre 2026. Elle est poursuivie pour « apologie publique de crime ou délit » et « provocation publique et directe non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit ».

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Un bilan judiciaire chargé et des réactions politiques

Le parquet de Paris a précisé dans un communiqué que Rima Hassan a fait l'objet de seize procédures clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne. Parmi celles-ci, treize ont été classées sans suite, trois ont été jointes à d'autres dossiers comme éléments de contexte, et six autres procédures restent en cours.

Lors d'une conférence de presse tenue dans le bureau de son avocat Vincent Brengarth, Rima Hassan a affirmé : « Je fais l'objet d'un véritable harcèlement judiciaire et politique en raison et exclusivement en raison de mes opinions politiques ». Elle a ajouté que cette dynamique a commencé dès son entrée en politique et n'a pas cessé depuis, déplorant la propagation de « fake news » par des journalistes avant même qu'elle puisse s'exprimer.

Son avocat a demandé solennellement à la procureure de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire sur ce qu'il qualifie de fuites « illégales » intervenues durant la garde à vue.

Substances découvertes et réactions institutionnelles

Concernant la découverte de substances lors de sa garde à vue, le parquet a indiqué que des éléments s'apparentant à du CBD et à de la 3MMC, une drogue de synthèse, ont été trouvés, faisant l'objet d'une procédure distincte. Rima Hassan a contesté ces faits sur X, expliquant avoir utilisé du CBD à des fins médicales et niant la détention de drogues, précisant que des analyses complémentaires ont été ordonnées.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a justifié sur BFMTV le signalement à la justice du post de Rima Hassan, qui faisait référence à Kozo Okamoto, auteur de l'attaque de l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. « C'était normal de faire un signalement […] le tweet de Rima Hassan est grave […], il n'y a pas d'acharnement », a-t-il déclaré.

Le placement en garde à vue de Rima Hassan a suscité une levée de boucliers au sein de La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « police politique », tandis que Manon Aubry a fustigé un « harcèlement judiciaire ». Rima Hassan, devenue une figure centrale du combat pro-palestinien au sein de LFI, a à plusieurs reprises tenu des propos polémiques sur Israël, alimentant les controverses autour de son parcours politique.

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