Valérie Pécresse appelle à une primaire de la droite après les municipales
Pécresse veut une primaire droite-centre après les municipales

Valérie Pécresse exhorte la droite à organiser une primaire après les municipales

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et membre des Républicains, a lancé un appel pressant pour la tenue d'une primaire de la droite et du centre immédiatement après les élections municipales de 2026. Dans une interview accordée au Parisien, elle a souligné la nécessité de tirer les leçons de son échec à la présidentielle de 2022, où elle n'avait recueilli que 4,78 % des voix.

Critique de la stratégie passée et proposition d'un nouveau calendrier

« J'ai l'impression qu'aucun enseignement, ni de la primaire de 2022 ni de la campagne présidentielle qui s'en est suivie, n'a été tiré. Et je suis quand même bien placée pour en parler ! », a déclaré Valérie Pécresse. Elle estime que planifier une primaire à l'automne prochain, comme en 2022, serait une erreur majeure, car « on ne s'improvise pas candidat à la présidentielle en trois mois ».

Selon elle, le scénario idéal consiste à enclencher une primaire dès le lendemain des municipales, avec une date butoir fixée avant l'été. Cette approche permettrait, selon la responsable LR, de préparer sereinement la candidature pour l'élection présidentielle de 2027.

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Une primaire ouverte avec des conditions strictes

Valérie Pécresse plaide pour une primaire « la plus ouverte possible, car c'est ce qui donne un élan populaire ». Cependant, elle insiste sur la nécessité d'une charte des valeurs de la droite et du centre, qui inclurait :

  • Le refus catégorique de toute alliance avec l'extrême droite.
  • L'engagement ferme de se rallier derrière le candidat victorieux de la primaire.

Elle s'oppose ainsi à la participation de Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête, rappelant que cette dernière siège au Parlement européen aux côtés de l'extrême droite allemande.

Réactions aux positions d'autres figures politiques

Interrogée sur le refus d'Édouard Philippe de participer à une primaire, Valérie Pécresse estime qu'« il y aura une pression politique forte ». Elle ajoute : « Quand on veut se présenter à la fonction suprême, on ne craint pas une primaire ouverte », taclant ainsi indirectement l'ancien premier ministre.

Concernant l'annonce de la candidature de Bruno Retailleau, patron des LR, pour 2027, elle y voit une « clarification utile » qui va permettre d'enclencher une réflexion indispensable sur le processus de sélection du candidat de la droite et du centre.

Contexte et enjeux pour l'avenir

Cet appel intervient dans un contexte où la droite cherche à se réorganiser après les échecs électoraux récents. Valérie Pécresse met en avant l'importance d'une préparation méthodique et d'une unité renforcée pour affronter les futurs scrutins, notamment les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027.

Elle souligne que sans une telle démarche, le risque de répéter les erreurs du passé, comme l'improvisation de la primaire de 2022, pourrait compromettre les chances de la droite et du centre de revenir au pouvoir.

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