Laurent Nuñez présente un projet de loi renforçant la lutte contre le séparatisme
Ce vendredi 3 avril 2026, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé un nouveau projet de loi visant à compléter la législation de 2021 sur la lutte contre le séparatisme. Ce texte introduit des mesures supplémentaires pour dissoudre certaines structures et renforcer les contrôles, notamment dans l'accueil des mineurs.
Des lacunes à combler dans la régulation des structures
Lors d'une interview sur RMC-BFMTV, Laurent Nuñez a expliqué que malgré la fermeture de nombreuses associations et lieux de culte liés au séparatisme islamiste, certaines structures restent hors de portée des autorités. « Il y a un certain nombre de structures que l'on ne peut pas atteindre », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d'étendre les contrôles sur les accueils collectifs de mineurs et les publications destinées aux jeunes.
Un renforcement de la loi de 2021
La loi sur les principes et valeurs de la République, adoptée en juillet 2021, comprenait déjà des mesures pour assurer la neutralité du service public, lutter contre la haine en ligne, protéger les fonctionnaires et les enseignants, et améliorer la transparence des cultes. Le nouveau projet de loi vise à renforcer ces dispositions, avec un accent particulier sur la prévention des dérives séparatistes.
Calendrier législatif et position ferme du ministre
Le projet a été déposé au Conseil d'État, et Laurent Nuñez a indiqué que son inscription à l'ordre du jour législatif serait déterminée ultérieurement. Il a réaffirmé son engagement sans faille contre le séparatisme, en réponse aux critiques récentes sur ses propos concernant le voile chez les mineures. « Je suis intraitable sur le séparatisme, l'entrisme islamiste », a-t-il insisté, tout en défendant des mesures évitant la stigmatisation.
Contexte sécuritaire et interdictions récentes
Dans un contexte de vigilance accrue, la préfecture de police de Paris a interdit la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) prévue du 3 au 6 avril au Bourget, citant des risques terroristes. Cette décision s'inscrit dans le cadre des actions gouvernementales pour prévenir les menaces au sein de la communauté musulmane.
Le ministre a rappelé que son projet de loi s'accompagne de mesures comme cette interdiction, visant à renforcer la sécurité et à lutter contre les influences extrémistes. Avec ce texte, le gouvernement entend poursuivre sa politique de fermeté tout en adaptant les outils législatifs aux défis actuels.



