La maire RN de Menton, Alexandra Masson, a justifié sa politique de recrutement lors du conseil municipal du 18 septembre 2026, en réponse aux critiques de l'opposition sur la création de postes de catégorie A et l'ouverture aux contractuels. Elle affirme vouloir « monter le niveau » de l'administration pour traiter les dossiers structurants, malgré les interrogations sur le financement et la temporalité des nominations.
Une mise à jour du tableau des emplois contestée
La séance du 18 septembre 2026 a été l'occasion de débattre d'une mise à jour du tableau des emplois de la ville. Deux objectifs étaient recherchés : la mise à jour des besoins nécessaires au bon fonctionnement des services et la réponse à une observation du contrôle de légalité concernant le poste de directeur de la communication. Le directeur général des services (DGS), Philippe Vincensini, a précisé que cette délibération « très technique » visait à « faciliter la gestion administrative », et non à réduire les effectifs. « On ne supprime pas, on essaie au contraire de les renforcer », a-t-il ajouté, malgré les difficultés de recrutement qui ont poussé la municipalité à ouvrir des postes aux contractuels.
L'opposant Cédric Monteiro, chef de file du Nouvel élan pour Menton, a soulevé des problèmes de temporalité, citant quatre cas où des postes sont indiqués comme non pourvus alors que les personnes concernées travaillent déjà. Il a évoqué le chargé de mission auprès du DGS, le directeur de la communication, la direction des affaires culturelles et le chargé de mission pour les comités de quartier. Pour chacun, le DGS a apporté des clarifications, notamment sur le chargé de mission, dont le poste a été créé lors du dernier conseil, mais qui était déjà en fonction via une convention avec Pôle emploi, sans coût pour la Ville.
Un manque de cadres de catégorie A
Cédric Monteiro a également critiqué la création d'un poste de catégorie A hors classe pour les comités de quartier, avec un salaire mensuel compris entre 4 000 et 5 000 euros. Il a estimé que cela représentait « 600 000 euros supplémentaires sur le budget », alors que certains agents sont toujours payés à 5 euros. Le DGS a réfuté ces chiffres, affirmant que les opérations s'équilibrent entre créations et suppressions, avec un coût potentiel de 258 000 euros si tous les postes étaient pourvus, et 40 000 euros d'économies en parallèle.
La maire, Alexandra Masson, a rappelé qu'il n'y a pas d'obligation de pourvoir un poste créé. « Quand j'arrive ici, j'ai un problème : il y a un manque fort de cadres A. Je préfère ouvrir les postes en visant haut, mais si je trouve quelqu'un d'intermédiaire qui convient, on le prendra », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d'avoir « des gens de bon niveau » pour une gestion optimale.
Des inquiétudes sur les écoles et une réorganisation en cours
Florent Champion (Menton en action) a exprimé son inquiétude sur la direction éducation, jeunesse et sport, « en souffrance » et « régulièrement en manque d'effectifs chronique lié aux arrêts maladie ». Il a demandé des solutions, et un pool d'agents volants d'entretien va être créé. Benjamin Martelli (Renouveau mentonnais) a réclamé un organigramme à jour, ce que le DGS a confirmé, précisant qu'une réorganisation des services est en cours. « Nous menons un travail à court terme pour essayer de répondre aux besoins immédiats. Et à moyen/long terme pour rendre notre administration plus efficiente », a conclu Philippe Vincensini.



