Députés exigent une condamnation ferme de Macron face au déferlement raciste contre des maires
Macron sommé de condamner le racisme visant des maires élus

Une exigence pressante adressée à l'Élysée

Emmanuel Macron est vivement interpellé pour qu'il prenne position publiquement. Une coalition de députés issus des rangs insoumis, écologistes et communistes a vivement critiqué, ce mardi, ce qu'ils qualifient de manque de soutien flagrant de l'exécutif. Ils demandent au président de la République une condamnation ferme et sans équivoque face à ce qu'ils décrivent comme un « déferlement de haine raciste » ciblant spécifiquement des maires nouvellement élus.

Un silence gouvernemental dénoncé

« On assiste à un déferlement de haine raciste, parfois islamophobe, à l’égard d’un certain nombre d’élus de la République, trop peu commenté et condamné par le gouvernement », a déclaré avec force le porte-parole du groupe Écologiste à l'Assemblée nationale. Benjamin Lucas-Lundy, du groupe Génération.s, a pour sa part exigé « des actes fermes et forts » afin d'assurer la protection des édiles concernés. Cette prise de parole intervient lors d'une conférence de presse tenue au Palais Bourbon.

Des attaques médiatiques pointées du doigt

Le groupe écologiste a également formulé une demande précise et tranchante : « que des mesures concrètes soient prises contre les chaînes d’informations, notamment CNews et les médias du groupe Bolloré qui véhiculent cette haine raciste insupportable ». Cette exigence fait suite à des propos particulièrement violents tenus sur CNews, où un intervenant a osé évoquer la « famille des grands singes » en parlant du nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko.

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Mathilde Panot, cheffe des députés La France Insoumise, a exprimé son indignation : « Je suis absolument choquée et indignée du silence du gouvernement. Il faut attendre le lundi, c’est-à-dire plusieurs jours, pour que, parce qu’on lui pose la question, le ministre de l’Intérieur Nuñez dise que ces propos sont inacceptables ». Elle a également fustigé l'attitude de la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, et le mutisme présidentiel.

Une indignation qui traverse les bancs de l'opposition

L'indignation est partagée du côté des communistes. Stéphane Peu, président du groupe, a estimé que « le gouvernement se doit d’avoir une parole plus forte », dénonçant « un silence assourdissant » face à un flot raciste qui perdure depuis deux semaines. Il a annoncé son intention d'interroger directement le ministre Sébastien Lecornu lors de la séance de questions au gouvernement prévue dans l'après-midi.

En amont de ces déclarations, les ministres de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de la Culture, Catherine Pégard, avaient apporté leur soutien au maire Bally Bagayoko, cible de nombreux commentaires racistes. Cependant, cette réaction jugée tardive et insuffisante par l'opposition de gauche alimente les critiques sur l'engagement du gouvernement dans la lutte contre le racisme en politique.

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