Le président français rejette fermement les accusations d'interférence électorale
Emmanuel Macron a fermement démenti jeudi toute intervention personnelle dans le retrait de Sarah Knafo, candidate d'extrême droite aux élections municipales parisiennes. Interrogé à son arrivée au sommet européen de Bruxelles, le chef de l'État a qualifié les accusations portées par Emmanuel Grégoire de "strictement fausses" et "pas à la hauteur".
Des accusations jugées "déshonorantes" et "pas sérieuses"
"Je ne connais pas Mme Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales", a martelé le président de la République. Il a estimé que ces "propos n'ont aucun sens" et "déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte-pièce".
Emmanuel Macron a jugé ces accusations "pas sérieuses", soulignant qu'il avait "largement autre chose à faire". Le président a rappelé que les élections municipales "doivent se tenir dans le cadre le plus respectueux, le plus républicain".
Un contexte politique tendu à Paris
Cette déclaration intervient dans un contexte électoral particulièrement sensible à Paris, où les municipales suscitent de vives tensions politiques. L'affaire Sarah Knafo, candidate controversée d'extrême droite, a créé une polémique importante dans la capitale française.
Le démenti présidentiel, formulé avec une rare fermeté, vise à couper court aux spéculations sur une éventuelle ingérence de l'Élysée dans le processus électoral parisien. Emmanuel Macron a tenu à rappeler son attachement au respect des règles démocratiques et à la neutralité républicaine dans le cadre des scrutins locaux.
Cette prise de position publique, lors d'un sommet européen à Bruxelles, donne une dimension internationale à ce différend politique français, montrant l'importance que le président accorde à cette question de principe concernant l'indépendance des élections municipales.



