La difficile quête présidentielle pour une popularité retrouvée
Le président de la République mène une recherche désespérée des moyens de remonter sa cote sondagière, dans un climat politique et économique tendu. Face à cette situation, certains observateurs lui conseilleraient de relancer la machine économique, actuellement en cale sèche, alors que Sébastien Lecornu, sur ses instructions et pour éviter une motion de censure, a pris le chemin contraire.
Le rôle du Premier ministre dans la gouvernance
Le chef de l'État serait bien inspiré de lâcher la bride et de laisser gouverner, pour une fois, son Premier ministre. D'autant que celui-ci a du coffre, comme il l'a montré avec son discours sur l'antisémitisme, le 19 février, au dîner du Crif. Emmanuel Macron aura beau tacler, en mini-de Gaulle, Trump, Israël, Poutine ou Meloni pour grappiller quelques points, ça ne l'avancera à rien.
S'il pensait à la France, son devoir serait de se mobiliser avec Lecornu contre le mensonge que des fumistes sont en train de faire avaler à pleines gorgées aux Français. « L'Histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord », disait Napoléon. La politique politicienne aussi.
La désinformation fiscale et ses acteurs
Prétextant que plusieurs milliers de grandes fortunes ne paieraient pas d'impôts sur le revenu, une formidable entreprise de désinformation a été menée avec succès, pendant des mois, par un duo de comiques, Gabriel Zucman et Thomas Piketty. Ces derniers sont à l'économie, malgré leurs titres universitaires, ce qu'un autre duo, Francis Blanche et Pierre Dac, était à la scolastique médiévale ou à la sériciculture, science des vers à soie.
Leurs bobards ont fini par intoxiquer le pays, à force d'être repris par les militants d'extrême gauche qui officient comme enseignants dans les lycées ou les universités, quand ils ne sont pas journalistes dans les médias publics ou privés.
Les réalités économiques occultées
Bien sûr, ces bonimenteurs oublient toujours de dire que 57 % de la population française est bénéficiaire nette de l'État providence, ce qui aurait l'inconvénient d'invalider leur théorie en montrant la formidable capacité redistributive et anti-inégalitaire de notre système. Ils oublient aussi de rappeler qu'avec plus de 45 % de prélèvements obligatoires par rapport à la richesse nationale, la France bat des records de surfiscalité, ce qui aura été au moins l'un des « acquis » du bilan d'Emmanuel Macron.
Ces farceurs militent pour une politique anticroissance suicidaire, à l'image du stupide budget « socialiste » de 2026 où, pour compenser les dépenses, ceux qui l'ont concocté sous l'autorité du PS n'ont rien trouvé de mieux que d'augmenter encore les impôts de la minorité qui, en France, paie pour tous les autres.
Comparaisons internationales édifiantes
Soit dit en passant, l'Irlande qui, elle, figure au bas du tableau en matière de prélèvements obligatoires (22,5 %) s'attend, avec de belles rentrées fiscales en prime, à une croissance de près de 10 % en 2025, au moins dix fois plus que la nôtre ! Encore une leçon que nous ne tirerons pas. Quand ça ne marche pas, nos sycophantes ont toujours le même réflexe : taxer plus.
Les véritables enjeux nationaux
Pourquoi le cacher ? Les désinformateurs veulent nous emmener dans le mur et, quand il sera fracassé, au Grand Soir. Certes, il faut s'attaquer aux stratégies d'optimisation fiscale à travers les holdings ou d'endettement de certaines classes supérieures qui, en prenant l'habitude de vivre à crédit, peuvent échapper parfois à l'impôt. Mais tout cela reste marginal.
La question aujourd'hui est le déclassement de la France, qui dévale les paliers économiques et, dans la foulée, les marches politiques, comme quand Macron tente de remettre à sa place Giorgia Meloni, coupable d'avoir considéré le lynchage à mort de Quentin Deranque comme « une blessure pour l'Europe tout entière ». « Que chacun reste chez soi, a répondu sèchement le président français en nationaliste rabougri, et les moutons seront bien gardés. »
La métaphore des moutons et la culture française
Des « moutons », les Français ? Dans ce cas, ils ne seraient donc plus des « Gaulois réfractaires », il faudrait savoir. La dernière assertion présidentielle est en tout cas dans l'esprit de François Rabelais, l'un des pères de cette culture française dont Macron niait jusqu'à présent la seule existence.
Dans la légende rabelaisienne, Panurge montre que les moutons se suivent les uns les autres sans savoir où ils vont, au point que, sur un bateau, ils finiront par se jeter à la queue leu leu dans la mer écumante. Puisse le panurgisme ne pas avoir de beaux jours devant lui !



