Macron au 20H : opération déminage sur le Hamas et les carburants
Macron au 20H : déminage sur le Hamas et les carburants

Emmanuel Macron s'exprimera ce jeudi soir lors du journal de 20 heures de TF1 et de France 2. Son entourage annonce une intervention destinée à clarifier ses récents propos sur le Hamas et à apaiser les tensions liées à la hausse du prix des carburants. Cette prise de parole intervient après un lapsus commis lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU.

Un lapsus à l'ONU à l'origine de l'intervention

Mardi, devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président de la République a déclaré : « Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie ». Il voulait en réalité dire que le mouvement n'avait jamais « dirigé » cette zone. Cette maladresse a provoqué la stupéfaction dans l'assistance et la colère en Israël, où l'on a listé les attaques perpétrées par le Hamas sur le territoire cisjordanien.

Pour permettre au chef de l'État de s'expliquer, ses équipes se sont assurées mercredi qu'une question sur ce sujet serait bien posée lors de l'interview. L'entourage du président précise que cette intervention ressemblera à « une vaste opération de déminage ».

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Les crises internationales au menu

Au-delà de cette clarification, Emmanuel Macron abordera les crises internationales qui s'intensifient. Il souhaite informer les téléspectateurs des dernières évolutions sur le front ukrainien et au Moyen-Orient. « Il est de son devoir d'informer les Français », explique son entourage.

Le président veut aussi montrer que la diplomatie peut permettre de desserrer l'étau des prix. Il évoquera ses discussions avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, le Premier ministre irakien, le roi de Jordanie et l'Émir du Qatar. Son objectif : limiter la hausse des prix et sécuriser les approvisionnements.

Le désarroi des Français sur les carburants

Sur le plan national, la montée du prix de l'essence inquiète l'Élysée. Le pouvoir ne craint pas de mouvements sociaux, car à quelques mois des élections, les Français préféreront s'exprimer dans les urnes. Mais il veut éviter que cette colère nourrisse les extrêmes.

Emmanuel Macron s'attachera à expliquer que la diplomatie peut être une alternative à la baisse des taxes. Il tentera de convaincre que des discussions avec les pays producteurs peuvent stabiliser les prix.

Détricoter le bilan négatif

Le président veut aussi profiter de ce temps d'antenne pour contrer le bilan négatif de son mandat dressé par les candidats à l'élection présidentielle. Depuis l'été, les crises s'enchaînent : la canicule, les incendies, Ceuta, le classement Pisa, la remontée du chômage et la crise énergétique. Toutes sont utilisées contre lui par ses adversaires.

« Il n'est plus le Président providentiel mais le coupable providentiel », sourit l'un de ses conseillers, qui ajoute : « C'est dur ce qu'il s'est pris. On est en vent de face, c'est un peu la tempête au large du Finistère. »

Emmanuel Macron devrait rappeler que le chômage a nettement diminué en dix ans, que les émissions de gaz à effet de serre sont en régression, et que le nombre de policiers et le budget de l'armée ont augmenté. Il s'agit d'allumer des contre-feux avant que la campagne n'ait totalement terni son bilan.

Cette intervention précède l'arrivée du pape vendredi. Le chef de l'État accueillera le souverain pontife à l'aéroport et le recevra à l'Élysée. Son ex-Premier ministre Édouard Philippe, qui envisageait de justifier sa réforme des retraites le même soir sur France 2, a dû annuler l'émission.

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