Le président Macron s'en prend à LFI et promet une loi contre l'antisémitisme
Dans un entretien accordé à Radio J et publié ce dimanche, le chef de l'État a vivement critiqué les positions de La France insoumise, en particulier sur la question de l'antisémitisme. Emmanuel Macron a annoncé la présentation prochaine d'un projet de loi visant à sanctionner les élus coupables de propos antisémites, racistes ou discriminatoires.
Une classification contestée et des propos dénoncés
Le président a confirmé la classification de LFI comme mouvement d'extrême gauche par le ministère de l'Intérieur, une étiquette que le parti conteste fermement. « Je constate que dans les positions qu'ils prennent, en particulier sur l'antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République », a déclaré Emmanuel Macron.
Il a ajouté : « Il y a clairement des expressions antisémites qui émergent, qui doivent être combattues, d'où qu'elles soient ». Le chef de l'État a également pointé du doigt certains parlementaires du Rassemblement national qui, selon lui, défendent des idées contraires aux valeurs républicaines.
Une « hydre antisémite » à combattre par la loi
Vendredi, lors de l'hommage à Ilan Halimi, jeune juif torturé à mort en 2006, Emmanuel Macron avait déjà dénoncé « l'hydre antisémite » qui s'infiltre dans tous les interstices de la société. Il avait alors prôné une peine d'inéligibilité obligatoire pour les élus reconnus coupables d'actes ou de propos antisémites, racistes ou discriminatoires.
« Le gouvernement va présenter un tel texte », a-t-il affirmé sur Radio J, exprimant sa confiance dans l'adoption de cette loi par le Parlement avant 2027.
Les cas concrets et les mises en garde
Interrogé sur le cas de Rima Hassan, eurodéputée LFI visée par une plainte pour un message sur X, le président a rappelé l'existence de « circulaires pénales prises par le garde des Sceaux pour lutter contre toutes les formes d'antisémitisme », assurant qu'elles seraient appliquées.
Concernant la chaîne Al Jazeera, Emmanuel Macron a refusé toute stigmatisation tout en reconnaissant que « certains contenus relayés, sous couvert de couvrir l'actualité internationale, alimentent la haine des juifs et créent des fractures dans notre société ».
La défense de l'État de droit
Face aux récentes déclarations de Bruno Retailleau sur « les dérives de l'État de droit », le président a mis en garde : « Il faut faire très attention à l'État de droit parce qu'il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble ».
Il a souligné que les problèmes actuels de la France devaient être traités « en respectant les contre-pouvoirs », sans pour autant « mettre en l'air notre Constitution » ou laisser croire aux Français que leurs difficultés en proviendraient.



