Lyon 2026 : le duel serré entre Doucet et Aulas pour la mairie
Lyon 2026 : duel Doucet-Aulas pour la mairie

Lyon 2026 : un duel polarisé pour la mairie centrale

Les élections municipales de 2026 à Lyon s'annoncent comme un affrontement intense entre deux visions de la société. Grégory Doucet, le maire sortant issu des Ecologistes, cherche à se maintenir aux commandes de la mairie centrale, mais il fait face à une opposition redoutable menée par Jean-Michel Aulas. Ce dernier, ancien président de l'Olympique lyonnais et figure emblématique du monde des affaires, représente une coalition de la société civile alliée à la droite et au bloc central. Les sondages d'opinion le donnent actuellement très largement en tête, mettant en lumière les difficultés de Doucet à s'imposer malgré le soutien des composantes de sa majorité sortante.

Un scrutin complexe et des candidats multiples

Le nouveau mode de scrutin, décidé par la réforme de la loi électorale Paris-Lyon-Marseille (loi PLM), ajoute une couche de complexité aux prévisions électorales. Contrairement à Paris et Marseille, où les électeurs votent deux fois, les Lyonnais devront se rendre aux urnes à trois reprises. Ils éliront simultanément leur maire d'arrondissement, le maire de la mairie centrale et les conseillers de la métropole, cette dernière étant la seule collectivité intercommunale élue au suffrage universel en France. Ce système pourrait redistribuer les cartes et influencer l'issue finale du duel principal.

Parallèlement, le paysage politique est marqué par une fragmentation de la gauche au premier tour. Plusieurs candidats crédibles se disputent les voix, avec des scores estimés entre 4 et 10 % des suffrages. Parmi eux, on trouve Anaïs Belouassa-Chérifi, députée de La France insoumise (LFI), qui incarne une ligne radicale de gauche. Nathalie Perrin-Gilbert, ancienne adjointe à la culture de Lyon, se présente sans étiquette mais bénéficie du soutien du Parti radical de gauche (PRG). Enfin, Georges Képénékian, ancien maire de Lyon entre 2017 et 2018, apporte son expérience et sa notoriété locale à la course.

La menace de l'extrême droite et les enjeux clés

Un autre candidat à surveiller est Alexandre Dupalais, qui représente une alliance entre les ciottistes (UDR) et le Rassemblement national (RN). Sa présence pourrait permettre un retour de l'extrême droite au conseil municipal de Lyon, un scénario qui inquiète de nombreux observateurs politiques. Chacun de ces candidats fait face à des défis spécifiques, qu'il s'agisse de mobiliser leur base électorale, de surmonter les divisions internes ou de répondre aux attentes des Lyonnais sur des sujets comme la transition écologique, la sécurité et le développement économique.

Les principaux enjeux de cette élection tournent autour de deux conceptions antagonistes de la société. D'un côté, Grégory Doucet défend un projet axé sur l'écologie politique et la justice sociale, hérité de son mandat actuel. De l'autre, Jean-Michel Aulas mise sur son image de manager efficace et propose une vision plus libérale, centrée sur l'innovation et la relance économique. La notoriété de ce dernier, acquise grâce à sa longue carrière dans le football, contraste avec le profil plus discret de Doucet, ce qui pourrait jouer un rôle déterminant dans l'opinion publique.

Alors que la campagne s'intensifie, les électeurs lyonnais devront naviguer entre ces offres politiques variées. Le résultat final dépendra non seulement de la capacité des candidats à convaincre, mais aussi de la manière dont le nouveau scrutin influencera les dynamiques de vote. Une chose est sûre : l'élection municipale de 2026 à Lyon promet d'être un moment clé pour l'avenir de la troisième ville de France.