David Lisnard répond à Rafaël Amselem : défense d'un libéralisme classique et sécuritaire
Lisnard contre Amselem : réponse aux accusations et défense politique

David Lisnard répond aux accusations de Rafaël Amselem dans L'Express

Dans une interview à charge publiée par L'Express, Rafaël Amselem a vivement critiqué le projet politique et la personne de David Lisnard. Il lui attribue un "antigauchisme niais", un "sentiment de décadence" et un "propriétarisme", l'accusant de "courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d'impôts et formules pseudo-afueristes". Amselem juge également "honteux" la proposition de Lisnard d'une primaire ouverte à toute la droite, y compris Reconquête!. Pour Lisnard, ce portrait est infondé et révèle les limites de certains intellectuels libéraux qui oublient que le libéralisme est avant tout une doctrine de la liberté et de la responsabilité individuelle, ancrée dans le réalisme.

La primaire ouverte : une procédure démocratique essentielle

David Lisnard défend fermement le principe d'une primaire ouverte. Il explique que cela ne signifie pas partager les convictions des autres candidats, comme ceux de Reconquête! ou des centristes. Une primaire est une procédure démocratique qui soumet des projets concurrents à l'arbitrage des électeurs plutôt qu'aux arrangements d'appareils. Confondre cette sélection avec un accord programmatique manque de sérieux. Ignorer les nuances au sein de la droite et refuser de laisser les électeurs trancher avant la présidentielle serait faire preuve d'aveuglement face aux réalités politiques françaises.

Sécurité et libéralisme : une cohérence historique

Rafaël Amselem reproche à Lisnard d'ajouter un "bloc sécuritaire très sonore" à son corpus libéral, y voyant un glissement. Lisnard y voit au contraire une cohérence. Il rappelle que, selon Locke, la société civile doit protéger la vie, la liberté et les biens des individus. Hayek souligne que l'ordre spontané des échanges libres nécessite une règle de droit stable et appliquée. La sécurité est une condition fondatrice de la liberté ; un État qui tolère l'impunité engendre la loi du plus fort, incompatible avec la liberté individuelle.

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Défendre un projet libéral et sécuritaire, ainsi qu'éducatif, c'est rejeter l'État obèse et impuissant qui prévaut depuis quarante ans. Cela implique de concilier la limitation du pouvoir et son effectivité dans les fonctions régaliennes, comme le soulignait Montesquieu : la liberté politique naît de la sûreté perçue par le citoyen.

La propriété : un pilier du libéralisme

Sur la propriété, Amselem utilise le terme "propriétarisme" pour critiquer les libéraux qui sacrifieraient les libertés politiques pour les libertés économiques, évoquant Rothbard comme repoussoir. Lisnard rejette cette accusation, affirmant que son approche est aux antipodes du libertarianisme. La propriété est l'un des quatre piliers du libéralisme, avec la liberté, la responsabilité et la dignité. Consacrée comme droit naturel inviolable par la Déclaration de 1789, elle ne prend son sens que dans un cadre de responsabilité individuelle.

Défendre la propriété en 2026, ce n'est pas du fétichisme, mais :

  • Permettre à chaque famille de devenir propriétaire de son logement.
  • Protéger les entrepreneurs, agriculteurs, artisans et commerçants dépendant de la stabilité fiscale et juridique.
  • Défendre l'épargne et la propriété de sa retraite.
  • Assurer la transmission patrimoniale sans interférence étatique excessive.

Garantir la propriété privée, c'est garantir la liberté d'autrui.

Une réponse fondée sur la rigueur intellectuelle

David Lisnard conclut que Rafaël Amselem n'a examiné aucune de ses propositions, cité ses textes ou analysé les fondements de son projet. Il a substitué l'invective à la démonstration et l'amalgame à l'argument. Lisnard assume sans complexe un projet libéral, sécuritaire et éducatif, ancré dans la tradition classique, qui vise à limiter l'État-providence, restaurer l'autorité régalienne et renforcer l'école, tout en respectant l'État de droit et la protection des minorités.

David Lisnard est maire de Cannes et président de Nouvelle Energie.

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