L'eurodéputé Raphaël Glucksmann a présenté ses excuses, dimanche 6 octobre sur BFMTV, pour des propos « inélégants » tenus à l'encontre de Ségolène Royal lors d'un débat de la primaire de la gauche sociale-démocrate. Cette réaction fait suite à la diffusion de vidéos privées filmées pendant une réunion militante, dans lesquelles il critique vertement plusieurs personnalités politiques.
Des excuses après des propos jugés sexistes
Dans un extrait vidéo diffusé samedi 5 octobre sur les réseaux sociaux, Raphaël Glucksmann accuse Ségolène Royal d'avoir fait « la danse du ventre à Macron » ces dernières années. L'ancienne candidate à la présidentielle avait dénoncé sur X le « sexisme consternant » de cette remarque. Dimanche soir, elle a déclaré avoir « l'habitude des agressions verbales », mais a ajouté : « venant de vous, ça m'a particulièrement choquée parce que c'est une agression, en plus à connotation sexuelle ».
Interrogé sur ces propos, l'eurodéputé a d'abord assuré qu'il n'y avait « pas de connotation sexiste » dans l'expression « danse du ventre », précisant que ses remarques, formulées lors d'une réunion avec des militants dans un café, « n'avaient pas vocation à être publiques ». Il a finalement déclaré : « Désolé si ces propos ont été perçus comme étant sexistes. Ils n'avaient pas vocation à sortir. Je suis désolé. »
Olivier Faure critique la défense de Glucksmann
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a estimé que « le plus simple, c'est de s'excuser ». Il a souligné que « la réalité, c'est que cette vidéo, elle n'était ni faite ni à faire. Ce n'était pas un cadre privé, c'était une réunion militante ». Il a également fait un parallèle avec Jordan Bardella, en déclarant : « si on commence à dire que le cadre privé ne compte pas, alors dans ces cas-là, j'imagine que demain Jordan Bardella nous dira que les messages qui ont été captés par Mediapart étaient des messages d'ordre privé ».
Glucksmann assume ses critiques envers Mélenchon
Dans une autre vidéo de la même réunion, Raphaël Glucksmann déclarait « pisser » sur Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Interrogé à ce sujet, il a répondu : « Une fois que c'est sorti, oui j'assume. C'était moi, c'est indéniable. Je ne pense pas qu'il faille utiliser ce langage dans le débat public, j'en suis absolument conscient. » Il a toutefois expliqué : « Ce que je disais c'est qu'il ne fallait pas céder à ce que Marine Le Pen était en train de faire, ou Jean-Luc Mélenchon, en encourageant les fièvres identitaires. »
Raphaël Glucksmann a conclu en reconnaissant que « des propos inélégants sont sortis », mais a insisté sur la question centrale : « Maintenant la vraie question c'est comment on va battre l'extrême droite ». Ces échanges interviennent alors que la primaire de la gauche sociale-démocrate bat son plein, et que les relations entre les différents candidats se tendent à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.