Le syndicat Force ouvrière (FO) Police municipale a été reçu au ministère de l’Intérieur pour défendre l’avancée du projet de loi sur la profession et demander que les réalités des territoires ruraux soient prises en compte. Une délégation composée de Ludovic Durand et Bertrand Debeaux, secrétaires nationaux, a rencontré plusieurs conseillers et responsables du ministère.
Une délégation FO reçue au ministère de l’Intérieur
Cette rencontre fait suite à la venue en Lozère du cabinet du président de la République, lors de laquelle FO Police municipale avait déjà évoqué la situation des policiers municipaux. « Nous avions insisté sur un constat simple : les territoires ruraux ne doivent pas être oubliés lorsqu’il est question de sécurité du quotidien », rappelle Ludovic Durand.
Un projet de loi toujours attendu
Au cœur des échanges, le projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres. Adopté par le Sénat le 10 février 2026, puis examiné par la commission des lois de l’Assemblée nationale au printemps, le texte est toujours en première lecture au Palais-Bourbon. Pour le syndicaliste lozérien, la réforme doit tenir compte des spécificités rurales : effectifs réduits, territoires étendus et distances importantes.
« Nous ne pouvons pas demander toujours davantage aux policiers municipaux sans leur donner, en parallèle, un cadre juridique et des moyens adaptés à la réalité de leurs missions », insiste-t-il.
Des revendications sur les retraites et les rémunérations
FO demande également que la réforme ne se limite pas à de nouvelles prérogatives. Le syndicat réclame des avancées sur les retraites, la catégorie active, la bonification du cinquième et les rémunérations. « Les policiers municipaux ont suffisamment attendu », estime Ludovic Durand.