La gauche niçoise pointe du doigt Christian Estrosi après la victoire d'Éric Ciotti
Juliette Chesnel-Le Roux, candidate finaliste de la liste de gauche « Unis pour Nice », a exprimé son inquiétude et son mécontentement au lendemain de la victoire d'Éric Ciotti aux élections municipales de Nice. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, elle a vivement critiqué le maire sortant Christian Estrosi, qu'elle considère comme directement responsable de cette issue électorale.
« Il a créé Éric Ciotti » : une accusation lourde de conséquences
La candidate de gauche n'a pas mâché ses mots en déclarant : « Il a créé Eric Ciotti et est responsable de son ascension ». Selon elle, les politiques menées par Christian Estrosi au cours de ses derniers mandats ont ouvert la voie à l'extrême droite dans la ville. « Le résultat des élections est la conséquence d'années, de décennies de compromissions. C'est le résultat des politiques de Christian Estrosi : sous ses mandats l'extrême droite n'a cessé de progresser », a-t-elle affirmé.
Juliette Chesnel-Le Roux estime que les Niçois ont souhaité marquer leur désaveu envers le maire sortant dès le premier tour, envoyant ainsi un message clair à travers leur vote.
Un bilan sévère de dix-huit années de mandat
La finaliste de gauche a dressé un portrait particulièrement sombre de l'action de Christian Estrosi : « Depuis 18 ans, il a contribué à brutaliser le débat. Depuis 18 ans, les affaires se sont multipliées, les abus, les insultes, le mépris. Depuis 18 ans, les politiques municipales ont toujours favorisé les plus riches, ont privilégié les grands événements, ont favorisé le surtourisme et la carte postale ».
Cette critique acerbe s'inscrit dans un contexte où plusieurs élus estrosistes ont récemment rejoint la majorité Ciotti-Ginésy au Département des Alpes-Maritimes, illustrant les recompositions politiques en cours.
« Un jour sombre » pour Nice et un mandat de résistance annoncé
Pour Juliette Chesnel-Le Roux, l'arrivée d'Éric Ciotti à la mairie de Nice représente « un jour sombre ». Elle a déclaré : « Nice est la plus grande ville de France à tomber sous l'escarcelle terrible de l'extrême droite ». Face à cette situation, elle a annoncé que son groupe politique adopterait une posture de résistance pendant les six années à venir.
« Avec les élus de l'union de la gauche, et des écologistes, nous résisterons. Ce sera un mandat de résistance. […] Nous alerterons, nous demanderons de la transparence, nous dénoncerons. C'est une heure sombre, mais je dis aux Niçois ! Comptez sur nous », a-t-elle conclu dans son communiqué.
Cette réaction intervient alors que d'autres personnalités politiques, comme François-Xavier Bellamy, ont également critiqué Christian Estrosi au lendemain de sa défaite, soulignant que « vouloir gagner une élection municipale n'autorise pas tout ».



