Dordogne en deuil : Lionel Jospin, ancien Premier ministre, s'éteint à 88 ans
Dordogne pleure Lionel Jospin, ancien Premier ministre

La Dordogne rend hommage à Lionel Jospin, ancien Premier ministre disparu

Lionel Jospin, qui fut Premier ministre de la France de 1997 à 2002 et candidat à deux reprises à l'élection présidentielle, s'est éteint ce lundi à l'âge de 88 ans. Cette disparition émeut particulièrement la Dordogne, un département qu'il avait visité à plusieurs reprises durant son mandat à Matignon.

Une visite marquante après la tempête de 1999

En janvier 2000, quelques semaines seulement après la terrible tempête du 27 décembre 1999, Lionel Jospin s'était rendu en Dordogne pour constater les dégâts. Accompagné d'une armada de journalistes, il avait visité Sceau-Saint-Angel, un village du Périgord vert particulièrement éprouvé par les intempéries.

Lors de cette visite, le Premier ministre était entouré de l'ensemble des parlementaires périgordins, dont Bernard Cazeau, alors président du Conseil général. Il fut accueilli par Pierre Giry, maire de Nontron, et accompagné par Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, ainsi que par le préfet Pierre-Henry Maccioni.

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Le sommet franco-italien de Périgueux en 2001

Lionel Jospin avait retrouvé la Dordogne en novembre 2001 à l'occasion du 20e sommet franco-italien organisé à Périgueux. Le choix de cette ville s'expliquait par la candidature de son maire d'alors, Xavier Darcos, qui bénéficiait de la faveur du président Jacques Chirac.

La présence du sulfureux président du conseil italien, Silvio Berlusconi, avait suscité quelques grincements de dents lors de cet événement diplomatique.

Hommages unanimes des élus locaux

Germinal Peiro, président du Département de la Dordogne et député socialiste, a exprimé « une grande émotion et une immense tristesse » à l'annonce du décès. Il salue en Lionel Jospin « un modèle d'intégrité et d'exigence » qui a « marqué de son empreinte l'histoire de la gauche française ».

Germinal Peiro, élu lors de la vague rose de 1997 qui porta Jospin au pouvoir, souligne également son action comme ministre de l'Éducation nationale sous François Mitterrand, le qualifiant de « ministre efficace et visionnaire ». Il loue un quinquennat riche en avancées sociales et sociétales, citant notamment :

  • La mise en place des 35 heures
  • Le programme des emplois jeunes
  • L'aide aux personnes âgées dépendantes
  • La création du Pacs

Serge Mérillou, sénateur socialiste, salue quant à lui « une grande figure socialiste » qui a su porter « jusqu'à la victoire la gauche plurielle » en 1997. Pour lui, Jospin incarne « une gauche de conquêtes sociales et de responsabilité ».

L'élu se souvient également de la venue de Lionel Jospin à la fête de la Rose à Marsac dans les années 1990, alors qu'il était maire de Saint-Agne. Il voit en lui l'« incarnation d'une réelle intégrité et d'une certaine élégance en politique », porteur de « vraies valeurs humanistes ».

Un héritage politique durable

La disparition de Lionel Jospin laisse un vide dans le paysage politique français. Son passage à la tête du gouvernement, marqué par des réformes sociales importantes et une gestion économique reconnue, reste dans les mémoires. En Dordogne particulièrement, ses visites après la tempête de 1999 et lors du sommet franco-italien de 2001 ont marqué les esprits, renforçant le lien entre l'ancien Premier ministre et ce territoire du sud-ouest de la France.

Les hommages qui affluent de toute la classe politique, et particulièrement des élus socialistes de Dordogne, témoignent du respect et de l'estime que Lionel Jospin a su gagner tout au long de sa carrière au service de la nation.

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