Démission du directeur de communication de Keir Starmer dans la tourmente Epstein
Démission du directeur de communication de Keir Starmer

Démission du directeur de communication de Keir Starmer dans la tourmente Epstein

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, fait face à une nouvelle secousse politique avec la démission de son directeur de communication, Tim Allan, annoncée lundi 9 février. Cet événement survient dans un contexte de scandale persistant lié aux liens entre le pédocriminel Jeffrey Epstein et l'ancien ambassadeur Peter Mandelson, ajoutant à la pression sur le dirigeant travailliste.

Un départ rapide et stratégique

Dans un bref communiqué, Tim Allan a déclaré : « J'ai décidé de me retirer pour permettre la constitution d'une nouvelle équipe à Downing Street ». Il a également souhaité du succès au premier ministre et à son équipe. Allan, en poste depuis seulement cinq mois, quitte ses fonctions moins de vingt-quatre heures après la démission de Morgan McSweeney, le directeur de cabinet de Keir Starmer.

Cette série de démissions a suscité des réactions vives au sein de la classe politique. Anas Sarwar, chef du Parti travailliste écossais, a affirmé : « Il faut mettre fin à ce sujet de distraction, la direction de Downing Street doit changer », soulignant l'impact sur les élections locales à venir, où le Labour part perdant.

Pressions politiques et réactions

Kemi Badenoch, cheffe de l'opposition conservatrice, a appelé Keir Starmer à démissionner, estimant que sa position est devenue intenable. Elle a déclaré sur BBC radio : « “J'ai été mal conseillé” ne peut pas être une bonne excuse pour un dirigeant ». Cependant, Downing Street a immédiatement réagi, réaffirmant que le premier ministre n'entendait pas démissionner et reste concentré sur son travail.

Keir Starmer doit s'exprimer devant le groupe parlementaire travailliste en fin de journée, dans un effort pour stabiliser la situation. Morgan McSweeney, qui a joué un rôle clé dans le repositionnement du Labour au centre et dans l'ascension de Starmer, a démissionné dimanche. Proche de Peter Mandelson, McSweeney était accusé d'avoir recommandé sa nomination comme ambassadeur à Washington fin 2024, malgré les antécédents controversés de Mandelson.

Le scandale Epstein-Mandelson au cœur de la crise

Peter Mandelson a été démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant ses liens avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. De nouveaux documents récemment rendus publics ont relancé la polémique, suggérant que Mandelson aurait transmis à Epstein des informations susceptibles d'influer sur les marchés lorsqu'il était ministre entre 2008 et 2010.

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson. Keir Starmer, au pouvoir depuis juillet 2024 et très impopulaire selon les sondages, a d'abord exprimé des regrets concernant la nomination de Mandelson, puis a présenté ses excuses aux victimes de Jeffrey Epstein, déclarant être « désolé d'avoir cru aux mensonges de [Peter] Mandelson et de l'avoir nommé ».

Cette crise continue de miner l'autorité du gouvernement travailliste, avec des conséquences potentielles sur la stabilité politique au Royaume-Uni.