Éric Ciotti expose sa feuille de route politique et municipale
Fraîchement élu à la mairie de Nice, Éric Ciotti a accordé une interview au Figaro dans laquelle il détaille sa vision pour l'avenir politique de la droite française et ses premières actions concrètes pour la capitale azuréenne. Le député UDR, désormais à la tête de la municipalité niçoise, a abordé sans détour les sujets qui agitent le paysage politique.
L'union des droites comme priorité absolue
Le maire de Nice considère que « la transformation de la droite » est déjà en marche. Il rappelle que lors des dernières législatives, « les électeurs traditionnels de LR avaient déjà massivement quitté Les Républicains au profit de nos candidats UDR ». Pour lui, les récentes élections municipales ne font que confirmer cette dynamique, dont Nice serait l'archétype parfait.
Éric Ciotti se dit « convaincu que ce rassemblement constitue désormais l'unique alternative à la reconduction du pouvoir macroniste » en 2027. Il met en garde contre les divisions : « Sans le rassemblement de toutes les sensibilités de droite, nous risquons de laisser une fois de plus les portes de l'Élysée ouvertes à la Macronie ou à la gauche ».
Les relations avec le RN et l'appel à David Lisnard
Concernant son rapprochement avec le Rassemblement National, souvent critiqué, le nouveau maire de Nice clarifie sa position : « Je ne suis pas membre du Rassemblement National, mais son allié ». Il adresse un message direct à David Lisnard, le maire de Cannes et patron de « Nouvelle Énergie » : « Je lui dis que c'est à lui de venir à l'UDR, car son isolement ne peut le propulser vers le succès ».
Éric Ciotti ne mâche pas ses mots lorsqu'il évoque ses anciens collègues des Républicains. Il qualifie Gérard Larcher et Laurent Wauquiez de « fossoyeurs », tandis que Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Jean-François Copé seraient selon lui de « petits matelots ». Concernant Bruno Retailleau, il reconnaît ses « convictions sincères » mais note qu'« à l'Assemblée, aucun de ses députés ne le suit ».
Les premières mesures concrètes pour Nice
Sur le plan local, Éric Ciotti annonce un « choc » pour le pouvoir d'achat des Niçois. Dès la fin du mois d'avril, sa municipalité baissera les taux de la taxe foncière de 20%, effaçant ainsi la hausse décidée par Christian Estrosi en 2024. Cette mesure ramènera la fiscalité au niveau de 2023.
Le maire a chiffré cette baisse à « un gain immédiat de 250 à 300 euros par an pour une famille vivant en cœur de ville ». Sur le plan sécuritaire, il lance un appel aux « policiers menacés par l'extrême gauche à venir à Nice », assurant qu'ils y seront bien accueillis.
Les soutiens et les perspectives
Éric Ciotti révèle que Nicolas Sarkozy l'a contacté au lendemain de son élection. Selon le nouveau maire, l'ancien président voit en Jordan Bardella « l'énergie et les convictions du RPR de la grande époque ». Cette confidence illustre les recompositions en cours au sein de la droite française.
L'interview du maire de Nice dessine ainsi les contours d'une stratégie politique ambitieuse, combinant ancrage local fort et vision nationale pour 2027. Entre mesures concrètes pour ses administrés et appels au rassemblement des droites, Éric Ciotti semble déterminé à marquer de son empreinte la vie politique française des prochaines années.



