Bryan Masson, maire RN de Cagnes-sur-Mer : « Je ne suis inféodé à personne »
Bryan Masson, maire RN : « Je ne suis inféodé à personne »

Le nouveau maire RN de Cagnes-sur-Mer affirme son indépendance

Bryan Masson, élu maire Rassemblement National de Cagnes-sur-Mer dès le premier tour le 15 mars 2026, s'exprime dans l'émission L'Interview à la une. Le jeune édile revient sur les raisons de sa victoire et ouvre les dossiers épineux de son début de mandat.

Une victoire au premier tour portée par une équipe locale

Interrogé sur les facteurs de son succès électoral, Bryan Masson reconnaît l'impact de la dynamique du Rassemblement National et de l'UDR, mais insiste sur l'importance de son équipe. « Dans une élection municipale, on vote pour un homme et une équipe », déclare-t-il. Il a rassemblé des profils variés : membres d'associations comme Jean-Pierre Woignier, des figures de la droite républicaine telles que Josy Piret, Carine Papy et Pierrette Alberici, ainsi que des personnalités de la société civile comme Alex Kalli, président des commerçants, et Philippe Valiani, président des sapeurs-pompiers.

La rupture avec l'ère Estrosi et la relation avec Éric Ciotti

Le maire attribue également la défaite de Louis Nègre, maire sortant LR, à sa proximité avec Christian Estrosi. « Le système Estrosi a abîmé nos communes », affirme-t-il, critiquant une concentration des décisions au profit de Nice. Concernant l'élection d'Éric Ciotti à la présidence de la Métropole Nice Côte d'Azur, Bryan Masson espère une rupture : « En ne politisant pas la Métropole ». Il promet de travailler avec Ciotti tout en maintenant son indépendance : « Je ne suis inféodé à personne ».

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Les projets structurants : transports et sécurité

Le maire s'oppose fermement à la ligne 4 du tramway prévue pour 2031, lui préférant des bus à haut niveau de service (BHNS). « Le tramway à Cagnes-sur-Mer n'est pas souhaitable », estime-t-il, évoquant des coûts excessifs et des délais trop longs. Il souhaite renforcer les bus et créer des parkings relais.

Sur la sécurité, Bryan Masson annonce le doublement de la police municipale avec l'embauche de 5 agents supplémentaires cette année, la création d'une brigade nautique et cynophile, et l'installation de bornes d'appels d'urgence. « La sécurité n'a pas de prix », justifie-t-il, avec un budget prévisionnel d'environ 1,5 million d'euros.

Les dossiers sensibles : drapeau européen et lieux de culte

L'affaire du drapeau européen a fait polémique. Bryan Masson explique avoir retiré le drapeau de la salle du conseil municipal, mais nie l'avoir enlevé du fronton de la mairie. « J'ai simplement pavoisé l'hôtel de ville avec davantage de drapeaux tricolores », précise-t-il, assumant cet acte de patriotisme.

Concernant la communauté musulmane, le maire s'oppose à la création d'une nouvelle mosquée, invoquant des problèmes de radicalisation. « Tant que la gouvernance de cette communauté ne change pas, vous fermez la porte ? Bien sûr », répond-il, tout en se disant maire de tous les Cagnois.

Abandon de projets et renouveau des quartiers

Bryan Masson confirme l'abandon du projet des Villas fleuries au Cros de Cagnes, au profit d'un jardin partagé, d'une crèche et d'une maison des associations. En revanche, le projet de la Villette, avec un centre culturel, est maintenu pour éviter des pénalités de 30 millions d'euros, mais des aménagements sont envisagés.

Le maire a nommé des élus de quartier pour le Cros-de-Cagnes, la Gare, le Malvan et le Haut-de-Cagnes, afin de mieux répondre aux besoins locaux. « Il n'y aura plus aucun quartier qui sera abandonné », promet-il.

Perspectives politiques et relations avec le RN

Bryan Masson salue l'alliance RN-UDR, qu'il voit comme un atout pour les élections législatives. Il assure ne recevoir aucune consigne du Rassemblement National pour gérer la commune. Sur la stratégie nationale, il défend Marine Le Pen, tout en reconnaissant le rôle croissant de Jordan Bardella. « Marine Le Pen est constante dans sa ligne. Elle ne veut ni unir la droite ni unir la gauche, elle veut unir tous les Français », conclut-il.

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