Maud Bregeon appelle à l'unité de la droite et du centre pour 2027, sans primaire
Bregeon pour une candidature unique de droite et centre en 2027

Maud Bregeon lance un appel pressant à l'unité de la droite et du centre pour la présidentielle de 2027

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a lancé un appel solennel ce dimanche, exhortant les chefs de partis de la droite et du centre à s'unir autour d'une candidature unique pour l'élection présidentielle de 2027. Dans une déclaration personnelle sur LCI, la ministre de l'Énergie a fermement écarté l'idée d'une primaire, tout en insistant sur la nécessité impérieuse d'éviter une dispersion des voix qui pourrait être fatale.

« L'enjeu n'est pas de sauver des partis »

Maud Bregeon a affirmé avec force que l'objectif principal de 2027 ne doit pas être la survie des partis politiques. « Moi, je me contrefous de sauver les partis », a-t-elle déclaré, soulignant que la priorité doit être de préserver le pays d'une victoire de l'extrême droite ou de la gauche radicale. Elle s'adressait notamment à Bruno Retailleau, le chef des Républicains, qui a récemment exprimé ses craintes quant à l'avenir de son parti.

La ministre a mis en garde contre les dangers d'une multiplication des candidats. « Si nous avons deux, trois, quatre candidats de la droite et du centre, la probabilité de disparaître du jeu politique est évidemment très importante », a-t-elle alerté, pointant du doigt le risque de fragmentation électorale.

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Une tribune signée par 90 personnalités

Cet appel intervient au lendemain de la publication d'une tribune signée par 90 personnalités de la droite et du centre, incluant des ministres, des parlementaires, et des membres de Renaissance, des Républicains, et d'Horizons. Maud Bregeon, elle-même signataire, a précisé qu'aucun candidat déclaré ni chef de parti ne figurait parmi les signataires.

« On essaie de porter une voix qui vient de la base et qui s'adresse à nos chefs, à nos supérieurs », a-t-elle expliqué. « On leur dit “entendez-vous, parce qu'en fait, nous, on n'a pas fait de la politique pour laisser le pays à monsieur Bardella ou à monsieur Mélenchon”. »

Rejet d'une primaire pour des « raisons pragmatiques »

Concernant le mode de désignation d'un éventuel candidat unique, Maud Bregeon reconnaît la complexité de l'équation, mais se dit opposée à l'organisation d'une primaire. Elle invoque des « raisons pragmatiques », estimant que le processus serait trop difficile à mettre en œuvre entre tous les partis concernés dans les délais impartis avant la campagne présidentielle.

Interrogée sur la position d'Édouard Philippe, le patron d'Horizons, la députée des Hauts-de-Seine a reconnu qu'il avait « pris une sérieuse option ». « Il est aujourd'hui un de ceux, peut-être celui, qui est le mieux placé chez nous pour porter ce combat. Maintenant, douze mois c'est long d'une part, et ça ne règle pas cette question de l'unité », a-t-elle nuancé, soulignant que le temps reste un facteur crucial et que l'unité demeure l'enjeu central.

En conclusion, Maud Bregeon insiste sur l'urgence d'une concertation entre les forces politiques de la droite et du centre. Son message est clair : face aux défis électoraux à venir, la division serait une erreur stratégique majeure, et seule une candidature commune peut offrir une alternative crédible aux électeurs.

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