La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a estimé dimanche 8 février que Jack Lang avait pris « la seule décision possible » en démissionnant de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA). Cette annonce intervient au lendemain de la démission de l'ex-ministre de la Culture, mis en cause pour ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Une situation jugée « intenable » par le gouvernement
« Je crois que Jack Lang a pris la seule décision possible, la seule décision souhaitable en l'état. La situation était, me semble-t-il, intenable », a déclaré Maud Bregeon sur Franceinfo. Elle a ajouté que, si la justice devra déterminer les responsabilités des parties prenantes, une « question morale » se pose de façon « évidente » dans ce cas.
Pression de l'exécutif et ouverture d'une enquête judiciaire
Jack Lang, ancienne figure du Parti socialiste, a présenté sa démission samedi, sous la pression de l'Elysée et de Matignon. L'entourage du président Emmanuel Macron l'aurait exhorté à « penser » à l'IMA pour éviter que le prestigieux institut ne soit éclaboussé par l'affaire. L'Elysée a sobrement « pris acte » de cette démission.
Bien qu'aucune charge ne pèse actuellement contre l'ancien ministre, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein, ainsi que ses liens d'intérêt avec le financier américain, ont conduit de nombreux acteurs politiques à exiger son départ. Le Parquet national financier a ouvert vendredi une enquête préliminaire visant Jack Lang et sa fille Caroline Lang pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ».
Défense de Jack Lang et réactions
Dans le courrier envoyé au ministre des Affaires étrangères pour proposer sa démission, Jack Lang a assuré : « Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai ». Cette affaire continue de susciter des débats au sein de la classe politique et des médias, mettant en lumière les implications morales et judiciaires des liens avec Jeffrey Epstein.