La présidente de l'Assemblée nationale lance un appel à la modération
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a vivement critiqué ce mardi 24 février 2026 les responsables politiques, y compris ceux de son propre camp, les exhortant à « revenir à la raison » plutôt que de proférer des déclarations irresponsables. Sur RTL, elle a mis en garde contre les conséquences potentielles de tels discours, affirmant que « ça va mal se terminer » si la situation persiste.
Des références historiques controversées
La macroniste a particulièrement visé les propos de Martine Vassal, candidate du centre et de la droite à Marseille, qui a repris le triptyque « travail, famille, patrie », associé au régime de Vichy. Braun-Pivet a qualifié cette déclaration de « n'importe quoi », soulignant le danger de normaliser de telles références historiques dans le débat public.
L'étiquetage politique dénoncé
Elle a également réagi aux déclarations d'Aurore Bergé, ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, qui a décrit La France insoumise comme un « parti anti-France ». La présidente de l'Assemblée a exprimé son opposition à ce type d'étiquettes, plaidant pour un discours plus mesuré et respectueux des valeurs républicaines.
Un contexte de tensions politiques
Dans un climat de polarisation accrue, Braun-Pivet a insisté sur la nécessité de recentrer le débat sur les fondements de la République et de l'État de droit. Elle a évoqué la polémique entourant le député LFI Raphaël Arnault, lié à l'agression mortelle d'un militant d'extrême droite, et a proposé une révision constitutionnelle pour exiger un casier judiciaire vierge des candidats aux élections législatives.
Cet appel à la raison intervient alors que les élections municipales de 2026 approchent, amplifiant les tensions et les rhétoriques incendiaires au sein de la classe politique française.



