La Confédération générale du travail (CGT) sera présente mardi 6 octobre dans les manifestations de lycéens, a annoncé lundi sa secrétaire générale Sophie Binet, affirmant vouloir « protéger leur droit à manifester ». Cette déclaration intervient alors que le mouvement lycéen, parti mi-septembre de région parisienne, s'est étendu et a été marqué par des incidents et affrontements avec les forces de l'ordre.
Une présence syndicale pour protéger les lycéens
« Les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens, parce que nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée », a déclaré Sophie Binet sur TF1. La dirigeante syndicale a ajouté : « On n'envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et des lycéennes qui expriment des revendications. »
Sophie Binet a également mis en garde contre les violences : « Les violences desservent toujours les mobilisations. Pourquoi ? Parce qu'elles font diversion des revendications et du contenu de la mobilisation. On le voit aujourd'hui. »
Des conditions d'études dégradées selon la CGT
La secrétaire générale de la CGT a souligné que les conditions d'études des lycéens « ont rarement été aussi dégradées », précisant que « le nombre d'enseignants non remplacés a doublé ces dix dernières années » et que « le nombre d'élèves par classe n'a jamais été aussi élevé ».
Ces déclarations s'inscrivent dans un contexte de forte mobilisation lycéenne, avec des cours partiellement suspendus lundi dans 400 à 500 établissements scolaires où « les conditions de sécurité » ne sont pas réunies, selon le ministre de l'Éducation Édouard Geffray.
Un bilan marqué par les interpellations et les dégradations
L'exécutif recense 5 000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs, 24 établissements « incendiés ou saccagés » et « 78 personnels de l'Éducation nationale blessés », « généralement par des personnes extérieures » aux lycées concernés, a détaillé dimanche M. Geffray.
Le mouvement, parti mi-septembre de région parisienne, s'est étendu la semaine dernière, marquée par une multiplication d'incidents et d'affrontements avec les forces de l'ordre. La présence de la CGT mardi vise à protéger les lycéens lors de cette journée de mobilisation, alors que le gouvernement a organisé une répression jugée inédite par le syndicat.