Jordan Bardella : une ligne pro-Kremlin constante au Parlement européen
Le 24 février 2026, pour le quatrième anniversaire de la guerre en Ukraine, Jordan Bardella, président du Rassemblement national et chef du groupe des Patriotes pour l'Europe, a refusé de voter une résolution condamnant l'agression russe et soutenant le peuple ukrainien. Cette décision s'inscrit dans une continuité politique claire depuis sa réélection en juin 2024 pour un second mandat au Parlement européen.
Un vote contre le prêt européen à l'Ukraine
Le 11 février 2026, à Strasbourg, le Parlement européen a approuvé un prêt crucial de 90 milliards d'euros destiné à soutenir l'Ukraine face à la Russie. Le vote a recueilli 458 voix pour, 140 contre et 44 abstentions. Cependant, Jordan Bardella, la délégation du Rassemblement national et leurs alliés du Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, ont tous voté contre cette aide financière.
Immédiatement après le vote, l'eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann a réagi sur le réseau X en accusant le RN et Bardella d'agir « en relais de Poutine » et de trahir « l'intérêt vital de l'Europe et de la France ». Il a souligné que sans ce prêt, l'Ukraine risquait de s'effondrer.
La réponse de Bardella et les implications politiques
Jordan Bardella a qualifié ces accusations de « propagande » des macronistes, affirmant que le prêt allait grever les finances publiques et peser sur le portefeuille des Français. Cette passe d'armes virtuelle entre les deux figures politiques intervient dans un contexte où Bardella et Glucksmann sont tous deux considérés comme des candidats potentiels à l'élection présidentielle française de 2027.
L'analyse des votes de Bardella au Parlement européen révèle une cohérence dans sa position pro-Kremlin. Depuis son retour à Strasbourg, il n'a pas dévié de cette ligne, s'opposant systématiquement aux mesures de soutien à l'Ukraine et aux condamnations de la Russie.
Cette stratégie politique soulève des questions sur l'alignement du Rassemblement national avec les intérêts de Moscou et sur les conséquences pour la cohésion européenne face à la guerre en Ukraine. Les observateurs notent que cette position pourrait influencer le débat politique français dans les mois à venir, notamment à l'approche de l'élection présidentielle.



