Le chapitre électoral se referme à Sarlat
Le mardi 24 mars, la ville de Sarlat en Dordogne a vécu un moment symbolique de la démocratie locale avec la passation officielle de pouvoir entre le maire sortant Jean-Jacques de Peretti et le vainqueur des élections municipales, Basile Fanier. Cette cérémonie, au-delà d'incarner la continuité républicaine, a permis aux deux anciens adversaires de la mandature précédente d'échanger en privé sur les dossiers en cours dans le bureau du maire.
Une transition préparée avec soin
Dès l'annonce des résultats définitifs dimanche 22 mars, Jean-Jacques de Peretti a rapidement quitté le centre culturel, qualifiant le scrutin de "choix sans appel". Il a félicité Basile Fanier et son équipe pour leur score, tout en adressant un mot empreint d'émotion à Fabienne Lagoubie, exprimant "une grande tristesse" face à l'investissement qu'elle a consenti ces dernières années.
Le maire sortant consacre ses derniers jours en fonction à œuvrer aux conditions de la passation, avec une attention particulière portée au personnel communal pour assurer une transition harmonieuse.
Campagne et règlements de comptes
La campagne électorale est désormais derrière eux, et les écrits au vitriol sont remisés. Jean-Jacques de Peretti a balayé d'un revers de main sa dernière salve envoyée trois jours avant le second tour, où il dénonçait les adversaires de Fabienne Lagoubie qui avaient, selon lui, "rapidement assimilé la politique à un marché où l'on se veut le plus offrant".
La déception de Fabienne Lagoubie
Fabienne Lagoubie a décrit son résultat comme une déception profonde, subissant ce qu'elle qualifie d'"un raz-de-marée électoral". Le "renouveau" qu'elle entendait incarner n'a pas été perçu comme tel par les Sarladais, qui ont préféré le jeunisme et le dégagisme. Elle en conclut qu'elle n'était pas "la bonne personne au bon moment".
Elle assume pleinement le ton offensif et virulent de sa campagne d'entre-deux-tours envers Basile Fanier, estimant même qu'elle aurait dû "l'employer un peu plus tôt". Elle se dit avoir été "un peu trop intègre" face aux attaques ciblées contre sa liste.
Des tensions sont également venues de son propre camp, comme l'a reconnu son colistier Arnaud Vialle. Ce dernier s'est excusé lundi 23 mars sur Facebook pour s'être montré "maladroit", risquant ainsi d'avoir "blessé ou froissé des personnes".
La satisfaction de Luis Ferreyra
De son côté, Luis Ferreyra affichait un large sourire, saluant "la belle progression" de la liste de gauche et écologique. Il attribue cette avancée notamment à un report d'une partie des électeurs de Franck Duval, les plus "humanistes et progressistes".
Avec environ une centaine de voix gagnées, sa liste s'est rapprochée du score de Fabienne Lagoubie. "Nous sommes contents et fiers de ce tête-à-tête avec la première adjointe sortante", avance Luis Ferreyra. Il y voit la marque d'une campagne "respectueuse, sincère, sans attaque ad hominem ou contrevérités".
Il annonce désormais une opposition résolue à la nouvelle majorité pour contrôler la mairie et la gestion de la Ville.
Premier conseil municipal
Cette passation précède la tenue du premier Conseil municipal convoqué par Jean-Jacques de Peretti, vendredi 27 mars à 18 heures. L'ordre du jour est déjà fixé :
- Installation du Conseil
- Élection du maire
- Détermination du nombre d'adjoints
- Désignation des adjoints
Ce moment marquera le début officiel de la nouvelle mandature sous la direction de Basile Fanier, dans une ville où les divisions de la campagne laissent place aux réalités de la gouvernance locale.



