Municipales 2026 à Nîmes : Franck Proust troisième, une fusion qui n'a pas pris
Les résultats des élections municipales 2026 à Nîmes ont été dévoilés ce 22 mars, et ils réservent une déception amère pour Franck Proust. Le candidat de l'union de la droite et du centre n'arrive qu'en troisième position avec 21,51% des voix, un score bien en deçà des attentes après la fusion des listes.
Une ambiance morose dans la permanence
Quand Franck Proust arrive vers 21 heures à sa permanence, accompagné de Gerardo Marzo, c'est dans un silence lourd de sens qui en dit long sur l'état d'esprit de ses troupes. "C'est une grande tristesse, les résultats sont là, indiscutés et indiscutables", réagit le candidat, visiblement affecté par cette contre-performance.
Le contraste est saisissant avec le premier tour où sa liste et celle de Julien Plantier avaient cumulé plus de 35%. La fusion entre les deux camps ne s'est pas révélée aussi fructueuse qu'espérée.
"Une fusion, c'est toujours très difficile"
"Je souhaite le meilleur pour Nîmes et pour les Nîmois", déclare Franck Proust, tout en reconnaissant du bout des lèvres que la marche était trop haute. "Une fusion, c'est toujours très difficile", poursuit-il, adressant un message à son adversaire Vincent Bouget.
Le candidat battu insiste sur l'héritage de Jean-Paul Fournier : "J'espère que les 25 ans de Jean-Paul Fournier ne seront pas effacés. Nîmes est une ville qui est belle, une ville qui rayonne, mais qui reste fragile". Il refuse cependant de parler de son avenir personnel, laissant planer le doute sur ses projets politiques.
Des militants divisés et déçus
L'ambiance dans la permanence est particulièrement morose. Depuis plus d'une heure, les colistiers étaient arrivés au compte-goutte, certains ne cachant pas leur envie de partir le plus vite possible. La réconciliation d'entre deux tours a laissé des traces visibles : les deux camps restent à distance, l'un dans la salle du haut, l'autre dans la salle du bas.
Franck Proust prend finalement un micro pour s'adresser à ses militants : "On n'a pas réussi. On s'est tous battus, c'était très compliqué, on n'a pas su s'imposer, malgré la fusion". Il cite fièrement son travail à l'agglo, aux côtés de Jean-Paul Fournier et Jean Bousquet, ainsi qu'au Parlement européen.
Des réactions contrastées dans les rangs
Les réactions parmi les soutiens de Franck Proust sont variées :
- Ludivine Furnon, championne olympique engagée à ses côtés, confie : "C'était vraiment une belle aventure, une expérience formidable, même si on ne gagne pas, je ne regrette rien".
- Emmanuel Carrière se désole : "C'est la loi de la démocratie, il y avait une volonté d'alternance".
- Une ancienne colistière de Julien Plantier s'exclame : "Quelle déculottée ! Ce n'était pas le bon candidat", avant de quitter les lieux sans prendre la parole.
Certains évoquent déjà l'intérêt d'une union des droites plus large, tandis que d'autres voient l'avenir se dégager pour Julien Plantier à la tête de l'opposition.
La fin d'un cycle
"C'est la vie politique, on perd, on gagne, on reperd, on regagne, c'est comme ça", philosophe Franck Proust en encourageant les jeunes militants à poursuivre le combat. Mais le constat est amer : "Un cycle se termine", murmure l'ancien candidat en s'éclipsant, marquant la fin d'une campagne qui n'a pas su convaincre les électeurs nîmois.
Les divisions internes, la difficulté de la fusion et le désir d'alternance des électeurs semblent avoir eu raison de cette union droite-centre qui promettait pourtant de rassembler au-delà des clivages traditionnels.



