Un échec électoral mais une percée sans précédent pour l'extrême droite marseillaise
La soirée électorale de Franck Allisio dans le 10e arrondissement de Marseille a été marquée par une déception teintée de triomphe. Si sa liste « Marseille en ordre » n'a pas réussi à remporter la mairie lors du second tour des élections municipales ce dimanche, le score du candidat d'extrême droite représente une avancée historique pour son camp politique.
Un record de suffrages pour la droite nationale
Selon les premières estimations, le député de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône est crédité d'environ 40% des voix, se plaçant derrière le maire sortant divers gauche Benoît Payan. « Jamais depuis 1983, un candidat de la droite ou du camp national n'avait réuni autant de suffrages », a déclaré Franck Allisio avec insistance. Ce résultat constitue une nette progression par rapport au premier tour où il avait obtenu 35,02% des suffrages, soit 99.137 voix, principalement concentrées dans les quartiers Sud et Est de la cité phocéenne.
Une amélioration spectaculaire par rapport à 2020
La déception de ne pas conquérir la mairie ne doit pas masquer l'amélioration significative du score de l'extrême droite à Marseille. En 2020, le candidat du Rassemblement National de l'époque, Stéphane Ravier, n'avait obtenu que 20,35% des suffrages au deuxième tour, représentant 35.268 voix. Face à ses militants, l'homme de 45 ans a promis avec conviction : « Notre victoire est inéluctable », tout en annonçant les victoires d'Eléonore Bez à la mairie du 5ème secteur (9e et 10e arrondissements) et d'Olivier Rioult à la mairie du 6ème secteur (11e et 12e arrondissements). Il a martelé ce message : « Rien ne sera jamais comme avant. »
Le « naufrage » de Martine Vassal pointé du doigt
Franck Allisio n'a pas manqué de critiquer sévèrement le maintien de la candidature de Martine Vassal, créditée d'environ 5% des voix. Il a dénoncé avec véhémence ce qu'il qualifie de « naufrage » de la candidate de l'union et du centre, ainsi que du président de région Horizons, Renaud Muselier. « Ils ont brisé l'espoir des Marseillais. Ils ne l'oublieront pas », a-t-il lancé devant ses partisans, soulignant les conséquences politiques de cette performance électorale décevante pour le centre.
Perspectives pour les prochaines échéances électorales
Malgré l'échec à conquérir la mairie, ce score historique donne à l'extrême droite marseillaise une légitimité et une base électorale renforcées pour les futures consultations. Les résultats des élections municipales à Marseille des 15 et 22 mars 2026 seront particulièrement scrutés pour mesurer la pérennité de cette dynamique et l'évolution du paysage politique local.



