Le PLD triomphe aux législatives japonaises, Sanae Takaichi obtient une large majorité
La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a célébré la victoire de son parti en plaçant une rose en papier rouge au-dessus des noms de chaque candidat élu, lors d'une cérémonie au siège du Parti libéral-démocrate (PLD) à Tokyo, le 8 février 2026. Cette scène symbolique marque le triomphe électoral d'une formation qui a su capitaliser sur la popularité de sa cheffe.
Une vague de soutien décisive
La « Sanamania », phénomène de soutien à Sanae Takaichi, s'est clairement manifestée dans les urnes lors des élections législatives anticipées organisées dimanche 8 février. Le PLD a remporté une victoire écrasante avec 316 sièges sur 465, contre 198 dans l'Assemblée sortante, obtenant ainsi une très large majorité. Cette performance contraste fortement avec l'état de l'opposition, laminée et plus affaiblie et fragmentée que jamais.
Un mandat renforcé pour Takaichi
Adepte d'une philosophie de « travail, travail, travail, travail », Sanae Takaichi dispose désormais des mains libres pour appliquer son programme ambitieux. Celui-ci inclut une relance budgétaire, un renforcement de la posture sécuritaire du Japon face à la Chine et en coopération avec les États-Unis, ainsi qu'un contrôle accru de l'immigration, donnant libre cours à ses pulsions nationalistes. « Nous avons la lourde responsabilité d'honorer les promesses électorales que nous avons faites », a déclaré Mme Takaichi après les résultats.
Contexte politique et héritage
Sanae Takaichi est arrivée au pouvoir en octobre 2025, suite à un scrutin interne au PLD visant à remplacer l'impopulaire Shigeru Ishiba (2024-2025). Ishiba avait été déconsidéré après les défaites du parti aux législatives de 2024 et aux sénatoriales de 2025. Le PLD avait alors payé les révélations de scandales liés à des caisses noires et à ses liens avec l'ex-Église de l'unification, aussi connue sous le nom de secte Moon, ainsi que son incapacité à enrayer la hausse des prix. Cette victoire marque donc un rebond significatif pour le parti conservateur.
Les élections de 2026 ont ainsi confirmé la domination du PLD sur la scène politique japonaise, avec Sanae Takaichi à sa tête, prête à mener des réformes profondes dans un contexte de tensions régionales et de défis économiques. L'opposition, quant à elle, devra se reconstruire face à cette défaite cuisante.