Une défaite serrée et un discours empreint d'émotion à Pau
Ce dimanche 22 mars, en milieu de soirée, le sort politique de François Bayrou à Pau s'est scellé. Battu par le socialiste Jérôme Marbot au second tour des élections municipales, le maire sortant et ancien Premier ministre a pris la parole au pavillon des Arts, devant la presse, ses adjoints et ses soutiens, pour réagir à ce revers.
Une soirée qualifiée de « douloureuse » par l'édile sortant
François Bayrou est sorti de son bureau de la mairie de Pau un peu après 22 heures, après avoir suivi les résultats en direct. Suite à l'officialisation de sa défaite face à la liste Nouvelle Ère de Jérôme Marbot, il s'est rendu au pavillon des Arts, comme il l'avait fait après le premier tour. Accueilli sous les applaudissements, il a immédiatement décrit la soirée comme « douloureuse, pour vous, dont je vois les visages amicaux et attristés, pour nous et je le crains un peu, pour notre ville ».
Un message de félicitations et de gratitude
Après avoir rappelé l'étroitesse de l'écart – seulement 344 voix –, François Bayrou a indiqué avoir adressé un message de félicitations à Jérôme Marbot. Il a ensuite dédié un message de gratitude à la ville de Pau, qu'il a qualifiée d'« incroyable ». « Cette ville incroyable, à ceux qui y vivent et la font vivre, à ceux avec qui nous avons partagé depuis douze ans, tant de projets et d'accomplissements », a-t-il déclaré. Il a souligné le caractère unique de Pau par son histoire, son architecture, son urbanisme et ses valeurs.
Un amour inconditionnel pour Pau et un appel à l'avenir
François Bayrou a confié n'avoir « jamais cessé, pas un seul jour, d'être amoureux de cette ville, des femmes et des hommes qui la font ». Il a exprimé son espoir et sa vigilance pour que l'élan engagé durant ses mandats ne soit pas brisé. « Tout mon espoir et notre vigilance seront pour que l'on ne casse pas l'élan que l'on a réussi à lancer et à porter. C'est aussi notre responsabilité, et ce sera celle de toute l'équipe qui siégera au conseil municipal et que j'aiderai de toutes mes forces », a-t-il assuré.
Une conclusion poétique et symbolique
Pour clore son intervention, François Bayrou a évoqué « l'avenir » et a lu les premiers vers du poème « Tu seras un homme mon fils » de Rudyard Kipling. Ces vers, qui définissent « un être humain digne de ce nom », résonnaient particulièrement dans ce contexte : « Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie. Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir… ». Un choix littéraire qui a ajouté une dimension symbolique et émotionnelle à ce moment politique marquant.



