Antibes : une association dénonce des irrégularités électorales dans la campagne du maire réélu
Antibes : irrégularités électorales dénoncées contre le maire

Une association locale interpelle la préfecture sur des soupçons d'infractions électorales

À peine réélu au premier tour des élections municipales de mars 2026 avec 66,64% des voix, le maire d'Antibes Jean Leonetti fait déjà l'objet de critiques. L'association Juantibois, dont l'objet est de contribuer à l'animation de la démocratie à Antibes Juan-les-Pins, a officiellement saisi la préfecture et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Des irrégularités multiples pointées du doigt

Dans un courrier envoyé le 12 mars 2026, l'association alerte sur des éléments qui font soupçonner des infractions au code électoral. Les griefs avancés sont documentés par de nombreuses captures d'écran et concernent plusieurs aspects de la campagne.

Premier reproche : une déclaration de candidature jugée tardive, déposée le 27 janvier seulement. Selon Juantibois, cette tardiveté aurait permis au candidat Les Républicains de continuer à bénéficier de ses prérogatives de maire sortant jusqu'au dernier moment.

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Deuxième reproche : une dérive numérique consistant en la transformation du compte Facebook institutionnel de la mairie en outil de campagne. Une pratique qui serait explicitement prohibée par l'article L. 52-8 du code électoral selon l'association.

D'autres accusations viennent s'ajouter

L'inventaire des irrégularités présumées ne s'arrête pas là. Juantibois pointe également un supposé « copier-coller » graphique et audiovisuel entre les communications de la municipalité et celles du candidat, ainsi que le recyclage de supports directement issus du magazine municipal.

Face à ces accusations, la nouvelle équipe municipale a répondu de manière laconique : « Toutes les précautions ont été prises afin de garantir une stricte dissociation entre le maire et le candidat, tant sur le plan des moyens financiers, techniques qu'humains. »

Les réactions institutionnelles et les motivations des plaignants

La préfecture, quant à elle, a délégué la responsabilité de trancher cette affaire : « Ce sujet doit être tranché par le juge électoral (juge administratif) et non pas le préfet. »

Stéphane Amour et Éric Ducatel, membres de Juantibois, expliquent leurs motivations. Ce dernier, qui avait tenté sans succès d'invalider le premier tour en 2020 alors qu'il était candidat, admet : « L'enjeu réel, on ne le connaît pas trop. On ne sait pas si cela peut aller jusqu'à l'annulation de l'élection. On se doute que cela aura un impact sur le compte de campagne. »

Pour Stéphane Amour, le message est avant tout politique : « Il n'y a aucune acrimonie ni rancœur ; nous voulons juste un débat politique de qualité. » L'association cherche ainsi à maintenir une vigilance démocratique dans le processus électoral local.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques n'a pas répondu aux sollicitations concernant cette affaire, laissant planer le doute sur la suite qui sera donnée à ces accusations d'irrégularités électorales.

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