La Monusco, de son retrait à son rôle clé dans la paix en RDC
Monusco : du retrait à un rôle clé pour la paix en RDC

Un pick-up transportant des soldats de la Monusco patrouille dans les rues de Goma, le 31 janvier 2025. La faculté d’adaptation est une qualité cardinale en diplomatie, de celles qui permettent de gérer les retournements de situation en oubliant, s’il le faut, les outrages passés.

Une mission diplomatique cruciale à Kinshasa

En visite depuis lundi 9 janvier à Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de la paix, ne devra pas en manquer lors de ses entretiens avec les autorités de la République démocratique du Congo (RDC). Ces dernières avaient, fin 2023, exigé et obtenu du Conseil de sécurité le retrait progressif mais accéléré de la Monusco, la mission des Nations unies déployée en RDC.

Un revirement stratégique pour la paix

Kinshasa attend dorénavant de ces mêmes casques bleus qu’ils jouent un rôle non négligeable dans la recherche d’une paix durable dans l’est du pays. Sous les auspices du Qatar, médiateur engagé depuis un an dans le règlement de la crise, le gouvernement congolais et les rebelles se sont en effet entendus le 2 février sur « les termes de référence » de ce mécanisme de supervision.

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Mécanisme défini dans ses grandes lignes en octobre 2025 entre les deux parties. La Monusco serait chargée de faciliter la coordination logistique, notamment le transport et les communications. Dans ce cadre, une première mission de la Monusco serait donc envoyée à Uvira. Tout un symbole.

Ce changement de cap illustre la complexité des relations diplomatiques et la nécessité d’une approche flexible face aux évolutions rapides sur le terrain. La RDC, confrontée à des défis sécuritaires persistants dans ses régions orientales, semble reconnaître l’utilité d’un soutien international structuré, malgré ses précédentes réserves.

La mission de Jean-Pierre Lacroix s’inscrit ainsi dans un contexte de réévaluation des besoins et des moyens pour stabiliser la région. Les discussions porteront probablement sur les modalités pratiques de cette nouvelle implication, en tenant compte des sensibilités locales et des impératifs de souveraineté.

Cette évolution témoigne également du rôle croissant des médiateurs comme le Qatar dans la résolution des conflits africains, ajoutant une dimension multilatérale aux efforts de paix. L’enjeu est de taille : transformer une mission de maintien de la paix en un instrument efficace de réconciliation et de développement durable.

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