Le Pentagone intensifie sa présence militaire dans le Golfe
Le Pentagone a ordonné à un deuxième groupe aéronaval de se préparer à un déploiement dans la région du Golfe, selon plusieurs médias américains qui ont révélé cette information jeudi. Cette décision intervient alors que l'administration Trump accentue considérablement la pression sur l'Iran pour qu'il mette un terme à ses programmes nucléaire et balistique.
Des menaces "très traumatisantes" de Donald Trump
Le président américain Donald Trump a menacé jeudi l'Iran de conséquences "très traumatisantes" si le pays ne parvenait pas à accepter un accord sur son programme nucléaire. "Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a déclaré le président lors d'un échange avec la presse à la Maison-Blanche.
Trump a précisé qu'il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d'ici un mois. "Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent", a-t-il affirmé, tout en avertissant qu'en cas d'échec des discussions, il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens.
Un deuxième porte-avions en route vers le Moyen-Orient
Le président américain avait déjà évoqué mardi auprès du média Axios la possibilité d'envoyer un deuxième porte-avions au Moyen-Orient. Cette décision vise à se préparer à une intervention militaire potentielle si les négociations avec l'Iran échouent complètement.
Selon les informations de la presse américaine, ce deuxième porte-avions rejoindrait le porte-avions USS Abraham Lincoln, qui est déjà présent dans la région depuis janvier avec ses navires d'escorte. Le Pentagone n'a pas répondu immédiatement aux demandes de confirmation de l'AFP concernant ce déploiement.
Le Gerald Ford redéployé depuis les Caraïbes
Le New York Times rapporte que le porte-avions Gerald Ford, actuellement déployé dans les Caraïbes, va être envoyé dans le Golfe pour y rejoindre l'Abraham Lincoln. "L'équipage du navire a été informé de la décision jeudi, selon quatre responsables américains qui ont requis l'anonymat", a indiqué le quotidien.
Il est à noter que les avions de combat du porte-avions Ford ont participé à l'attaque du 3 janvier contre Caracas, qui a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro. Dès mercredi, le Wall Street Journal avait signalé qu'un deuxième porte-avions pourrait être déployé dans la région, information qui a également été relayée par CBS News.
Un déploiement exceptionnel
Le déploiement d'un deuxième porte-avions au Moyen-Orient constituerait une première en près d'un an. Le Wall Street Journal fait remarquer qu'en mars 2025, les porte-avions Harry Truman et Carl Vinson avaient tous deux été déployés dans la région pour combattre les rebelles houthis soutenus par le Yémen.
Parallèlement à ces développements militaires, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exprimé un "certain scepticisme" concernant les chances de conclure un accord avec l'Iran. Cette position reflète les tensions régionales persistantes et les inquiétudes des alliés des États-Unis face aux ambitions nucléaires iraniennes.



