Orion 26 : la France déploie 12 000 soldats pour son plus grand exercice militaire depuis la Guerre froide
Orion 26 : plus grand exercice militaire français depuis la Guerre froide

Orion 26 : la France mobilise 12 000 soldats pour un exercice militaire historique

Du 8 février au 1er mars 2026, la France lance "Orion 26", son plus vaste exercice militaire sur le territoire national depuis la fin de la Guerre froide. Cet événement majeur rassemble 12 000 soldats français et implique 24 pays alliés, avec le déploiement de 50 aéronefs sur plusieurs sites stratégiques : Mont-de-Marsan, Cazaux, Istres, Cognac, entre autres.

Un contexte stratégique marqué par la menace russe

Le général de division Vincent Desportes, de la 2e section de l'armée de terre, analyse les enjeux de cette manœuvre d'ampleur. "Ces exercices sont prévus depuis longtemps, planifiés avant l'invasion russe en Ukraine", précise-t-il. "Ils répondent à un besoin de préparation aux guerres asymétriques de haute intensité, une nécessité déjà identifiée par l'ancien chef d'état-major des armées."

Le général insiste sur l'urgence de la situation : "Il est temps de poursuivre à marche forcée notre préparation à une guerre que nous ne savons plus faire depuis longtemps. La menace est concrète, il faut s'y préparer." Cette préparation inclut la capacité à mener une défense opérationnelle du territoire, essentielle face à une éventuelle attaque directe sur le sol français.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Objectifs opérationnels et défis de commandement

Les objectifs d'Orion 26 sont multiples et ambitieux. "Commander une brigade est compliqué, commander une unité d'armée est très compliqué, et commander un corps d'armée avec des avions et des bateaux l'est encore plus", explique le général Desportes. "Il faut aller vers le dur, car les exercices sur papier ne marchent pas. Vous n'apprenez la guerre que dans la guerre ou en vous rapprochant de la guerre."

L'exercice simule un scénario de conflit de haute intensité, avec une coordination interarmées et interalliés cruciale. "On ne peut pas imaginer avoir à faire la guerre dans les Pays Baltes sans que la Russie nous attaque directement sur notre sol", souligne-t-il, mettant en lumière la nécessité d'une préparation robuste et réaliste.

Une portée dissuasive renforcée par le contexte actuel

Orion 26 a également une dimension dissuasive significative. "Poutine ne s'arrêtera que s'il pense qu'il est plus dangereux d'attaquer que de ne pas attaquer", affirme le général. "La dissuasion nucléaire ne sert à rien si elle n'est pas appuyée sur des forces conventionnelles solides et entraînées."

Le contexte géopolitique actuel a conduit à une montée en puissance de l'exercice. "Il est clair qu'il y a eu une augmentation des effectifs face à une menace qui elle-même monte en puissance", note Vincent Desportes. "Ce n'est pas pour faire peur, mais pour montrer la volonté de nous préparer et d'être sérieux. Pendant la Guerre froide, on faisait ça chaque année."

Coopération internationale et préparation opérationnelle

Avec la participation de 24 pays alliés, Orion 26 renforce la coopération interalliés et la coordination interministérielle. Cet exercice 360° couvre tous les aspects opérationnels :

  • Planification et déploiement des troupes en coalition
  • Coordination des forces aériennes, terrestres et navales
  • Simulation de scénarios de haute intensité sur le territoire national
  • Renforcement des capacités de défense conventionnelles

Le général Desportes conclut : "Cet exercice est un véritable événement majeur de la préparation opérationnelle française. Il démontre notre engagement à maintenir une défense crédible et efficace dans un environnement sécuritaire de plus en plus complexe."

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale