Formation des futurs personnels de pont d'envol à la base navale de Hyères
Futurs personnels de pont d'envol formés à Hyères

Dans les pas des futurs personnels de pont d'envol à la base d'aéronautique navale de Hyères

Nous avons suivi deux jeunes en formation métier au sein de l'École du personnel de pont d'envol à la base d'aéronautique navale de Hyères. Dans quelques mois, ils pourront être affectés sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, un porte-hélicoptères ou une frégate, prêts à assumer des responsabilités cruciales au cœur des opérations navales.

Kendris, 18 ans, originaire de Guyane : une vocation née de l'enfance

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans la Marine ? « Je ne suis pas d'une famille de militaires mais j'ai eu l'opportunité de faire une préparation militaire marine. Ça m'a donné envie. »

Comment avez-vous découvert cette formation et qu'est-ce qui vous a attiré ? « C'est mon Cirfa qui m'en a parlé. Savoir que je pourrais être à proximité des Rafales, d'aéronefs, à mon jeune âge, de les voir décoller, c'est assez impressionnant. À la base, je voulais être fusilier marin. Puis on m'a parlé de matelots de pont d'envol, je me suis renseigné sur la spécialité. J'ai vu que c'était sympa et que ça rejoignait ce que je vivais dans mon enfance, quand des hélicoptères passaient au-dessus de la maison. Je sortais tout le temps regarder, ça m'impressionnait. Le bruit, le fait de voir ça et de savoir que je serai à proximité tout le temps, c'est quelque chose… »

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Comment s'est passée la formation militaire initiale de cinq semaines ? « Très bien. C'était à Saint-Mandrier, on a eu une superbe équipe, avec une grosse cohésion, un esprit d'équipage. On a eu des super retours des gradés, ça fait plaisir. On s'est soutenu jusqu'au bout parce qu'il y a vraiment eu des galères. »

Et ces premiers jours à l'EPPE ? « C'est assez dense et assez complet, mais ça reste agréable. On a de super encadrants. »

Quelles qualités faut-il pour cette formation ? « Savoir se remettre en question, écouter les autres. Et être sportif, on a beaucoup de sport… »

Où vous imaginez-vous à la fin de la formation ? « J'aimerais être officier pont d'envol hangars, celui qui donnera l'ordre au Rafale de décoller, le dernier membre de la séquence d'un catapultage d'un aéronef. »

Rosalie, 19 ans, originaire de Toulouse : une reconversion réussie

Pourquoi vous êtes-vous engagée dans la Marine ? « J'ai testé les études normales. Ça ne m'a pas plu du tout. Je me suis tournée vers la Marine nationale parce que j'ai toujours été attirée par tout ce qui est mer, océan. J'avais un frère dans l'armée, ça m'a donné envie de faire comme lui. »

Comment avez-vous découvert cette formation et qu'est ce qui vous a attirée ? « J'ai découvert la Marine sur le TikTok de la Marine Nationale. J'ai vu toutes les spécialités, et je suis allée sur 'la Marine recrute'. Il y avait un listing de métiers, de spécialités. J'ai vu la formation matelots de pont d'envol, je me suis dit que ça avait l'air trop bien. »

Comment s'est passée la formation militaire initiale de cinq semaines ? « Je m'attendais à plus dur parce que mon frère m'avait témoigné de ses aventures à l'armée, il me disait que c'était dur. C'était l'armée de terre, donc différent. Au final, ça va, c'était vraiment trop bien, il y avait beaucoup d'esprit d'équipe, on s'entraidait. Il y avait des filles avec moi qui étaient plus fortes que moi physiquement, elles m'ont soutenue… Je ne regrette pas du tout. »

Et ces premiers jours à l'EPPE ? « Ça va. Le programme est assez chargé. Il faut retenir pas mal de choses. Le soir, je révise parce que parfois j'ai du mal à assimiler. Mais on fait beaucoup de pratique. Je préfère au théorique. Mais je trouve ça assez passionnant. Rien que d'être sur le tarmac à côté des aéronefs, je trouve ça super. »

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Où vous imaginez-vous à la fin de la formation ? « Je vais continuer matelot pont d'envol, mais je ne sais pas quel brevet d'aptitude technique je vais faire. Je vais continuer dans la Marine, c'est sûr… Je suis ouverte à tout. Charles-de-Gaulle, porte-hélicoptères ou frégate... »

Ces deux parcours illustrent la diversité des profils attirés par les métiers spécialisés de la Marine nationale. L'École du personnel de pont d'envol de Hyères forme ainsi la relève qui opérera demain sur les bâtiments les plus prestigieux de la flotte française, garantissant la continuité des compétences essentielles à la défense nationale.