Opération Epic Fury : une facture militaire qui explose les comptes
L'opération militaire américaine « Epic Fury » contre l'Iran, lancée il y a seulement quelques jours, brûle les réserves financières de Washington à une vitesse alarmante. D'après les informations rapportées par BFM Business, l'engagement militaire américain face à l'Iran a pris une dimension financière colossale. En seulement 100 heures d'intervention, la facture s'élève déjà à 3,7 milliards de dollars, soit une moyenne de 891 millions de dollars par jour.
Des dépenses non provisionnées dans le budget
Ce montant, révélé par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), place l'administration Trump face à un défi de taille : la quasi-totalité de ces dépenses (3,5 milliards) n'était pas provisionnée dans le budget de la Défense. La guerre contre l'Iran est estimée avoir coûté à Washington 3,7 milliards de dollars au cours de ses premières 100 heures seulement, principalement en raison de l'énorme dépense en munitions, selon de nouvelles recherches du CSIS.
Le coût exorbitant de la suprématie aérienne et navale
Le coût de cette guerre ne se limite pas à la solde des troupes. C'est avant tout une guerre de haute technologie où chaque tir pèse lourdement sur les comptes publics.
- Munitions et défense : C'est le poste le plus lourd. 3,1 milliards de dollars ont déjà été engloutis pour remplacer les stocks, dont 1,7 milliard uniquement pour la défense antimissile face aux drones et missiles iraniens.
- Opérations aériennes : Avec plus de 200 chasseurs (F-35, F-22, F-15) dans le ciel, les vols coûtent 30 millions de dollars supplémentaires chaque jour.
- Présence navale : Le maintien des deux porte-avions et de leurs 14 destroyers exige 15 millions de dollars quotidiens.
Inquiétudes croissantes au Sénat américain
Au Sénat, le ton monte. Chuck Schumer, chef des Démocrates, a exprimé son inquiétude : « Il ne faut jamais permettre à l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire, mais le peuple américain ne veut pas d'une autre guerre interminable et coûteuse au Moyen-Orient alors qu'il y a tant de problèmes chez lui. »
Israël face à un séisme économique
De son côté, l'économie israélienne subit de plein fouet les restrictions liées à l'état d'urgence. Le ministère des Finances estime que le pays perd 9,4 milliards de shekels par semaine (environ 2,4 milliards de dollars) tant que l'activité reste paralysée.
Ilan Rom, directeur général du ministère des Finances, alerte sur la fragilité de la situation dans le journal « Times of Israël » : « La mise à l'arrêt généralisée de l'économie entraîne des coûts économiques considérables. Nous avons besoin d'une solution capable de répondre à la fois aux besoins de sécurité du front intérieur et à ceux de l'économie. »
Qui paiera la note aux États-Unis ?
Au-delà des budgets militaires, c'est le portefeuille des citoyens qui trinque. À quelques mois des élections de mi-mandat, la hausse du prix de l'essence — qui a repassé la barre des 3 dollars le gallon — inquiète Washington. John Williams, président de la Fed de New York, prévient que ce conflit pourrait « accroître l'inflation et peut-être ralentir la croissance mondiale ».
Pour les experts, comme John Canavan d'Oxford Economics, la réaction des marchés sera immédiate : « Les prix à la pompe devraient augmenter d'ici quelques jours ». Alors que Kent Smetters (Penn Wharton Budget Model) estime que la facture totale pourrait atteindre 210 milliards de dollars, la question n'est plus seulement militaire, mais purement politique : jusqu'où l'opinion publique acceptera-t-elle de payer pour « Epic Fury » ?
La dimension économique de ce conflit prend une ampleur inattendue, avec des répercussions qui dépassent largement le cadre militaire pour toucher directement l'économie des ménages américains et israéliens. Les analystes s'accordent à dire que cette guerre pourrait avoir des conséquences durables sur les finances publiques des deux pays, avec un impact potentiel sur la croissance mondiale et la stabilité des marchés financiers.



