Drones de surface armés : trois projets retenus pour DANAE
Drones de surface armés : trois projets retenus

Après plus de huit mois de tests et d’analyses des résultats, l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) et la Marine nationale ont annoncé, le 9 octobre, leur sélection dans le cadre du projet DANAE (Drone de surface Autonome Naval avec capacité d’Armement Embarqué). Sur les sept prototypes initiaux, trois solutions ont été retenues pour poursuivre le développement d’un drone de surface armé destiné à la protection portuaire et à l’escorte de navires.

Un projet présenté en janvier à Toulon

Le projet DANAE avait été présenté à la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, lors de sa visite sur le site de DGA Techniques navales au Mourillon, à Toulon, le 22 janvier dernier. À cette occasion, la ministre avait plaidé pour « une DGA de combat », c’est-à-dire la nécessité de raccourcir les délais entre l’expression d’un besoin opérationnel par les armées et la livraison d’une capacité correspondante.

Sept prototypes, développés par autant d’entreprises de la base industrielle et technologique de défense, avaient alors défilé lors d’une mini-revue navale. Le programme vise à doter la Marine nationale d’un drone de surface avec des capacités létales et non létales, utilisable pour l’escorte des navires ou la protection des infrastructures portuaires.

Trois lauréats sur sept candidats

Après analyse des résultats des tests subis par chacun des sept prototypes, l’AID et la Marine nationale ont retenu trois solutions : celle de Seaowl, celle du groupement ORCAS composé de SEAir, AEGIR, MBDA et Diades Marine, et celle du groupement formé par Sirehna, Naval Group et Couach.

Dans un communiqué daté du vendredi 9 octobre, le ministère des Armées et des Anciens combattants précise : « les partenaires sélectionnés ont désormais 12 mois pour améliorer leur drone. Par la suite, l’AID et la Marine nationale, avec l’aide des experts et des moyens de DGA Techniques navales, se chargeront de les évaluer. À terme, le système DANAE renforcera les capacités de la Marine nationale face aux nouvelles menaces, tout en contribuant à l’autonomie stratégique de la France dans le domaine des drones de surface autonomes. »

Les trois groupements retenus devront donc poursuivre le développement de leur prototype pendant une année supplémentaire. Cette phase d’amélioration sera suivie d’une évaluation par l’AID et la Marine nationale, avec le soutien de DGA Techniques navales. Le calendrier reste aligné sur l’objectif de réduction des délais entre le besoin opérationnel et la livraison de la capacité, un axe cher à la ministre des Armées.