3e RAMa : les bigors de Provence prêts à partir au combat
3e RAMa : les bigors prêts au combat

Le colonel Nicolas Poirot, chef de corps du 3e Régiment d’artillerie de marine (RAMa), a affirmé que son unité est « prête à partir au combat dès ce soir ». Cette déclaration intervient alors que ses hommes s’entraînent actuellement à la haute intensité dans et hors du camp militaire de Canjuers, dans le Var.

Une préparation opérationnelle renforcée face à la contestation de la supériorité militaire occidentale

Interrogé sur l’évolution de l’entraînement face à la fin de la supériorité militaire occidentale, le colonel Poirot a expliqué que les savoir-faire liés à la contre-insurrection sont maintenus, mais que le 3e RAMa se prépare désormais à appuyer des combats plus durs de sa brigade, la 6e brigade légère blindée. « Ce type de préparation opérationnelle est nécessairement beaucoup plus exigeante, car vaincre nécessite une capacité d’encaisser et une capacité de frappe très supérieures », a-t-il précisé.

Les exercices menés par le régiment sont donc plus réalistes et intègrent des capacités nouvelles et innovantes, comme « combattre avec les drones et malgré les drones, avec et contre des moyens de guerre électronique ». Cette préparation est conçue et conduite avec les alliés, permettant de partager les bonnes pratiques et de renforcer l’interopérabilité, notamment pour armer résolument l’alerte otanienne Allied Reaction Force.

La dimension psychologique, un facteur clé de succès

Le colonel Poirot a souligné l’importance de la dimension psychologique dans la préparation au combat. « Vaincre un adversaire à parité impose de développer une volonté de fer, car l’environnement auquel on se prépare est exigeant et contesté », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la subsidiarité et la capacité des plus bas échelons à prendre des initiatives, un facteur clé de succès. C’est un des buts de l’exercice Ceccaldi, où « plus que les moyens, ce sont la volonté de deux chefs d’artillerie qui s’affrontent et se forgent ».

Le fait d’être potentiellement engagé contre un ennemi de même puissance n’est pas anodin, et le régiment s’y prépare avec sérieux. Le 3e RAMa bénéficie, dans le cadre de l’Allied Reaction Force, d’une préparation opérationnelle forte et des matériels et équipements nécessaires pour s’engager dès que l’ordre sera donné.

Un régiment « bon de guerre » et prêt à relever le défi

Le colonel Poirot a conclu en affirmant que le 3e RAMa est « bon de guerre » et que « les bigors de Provence sont prêts à relever ce défi ». Cette confiance repose sur un entraînement intensif et une intégration poussée dans les dispositifs alliés, garantissant une capacité de réaction immédiate.