Saint-Jean-de-Luz : les citoyens formulent leurs attentes pour 2026 via la consultation « Ma voix, ma ville »
Saint-Jean-de-Luz : les attentes citoyennes pour 2026 révélées

Saint-Jean-de-Luz se projette vers 2026 : les priorités des citoyens révélées par une consultation

À l'approche des élections municipales de mars 2026, le journal Sud Ouest a lancé une consultation citoyenne en ligne intitulée « Ma voix, ma ville ». Cette initiative vise à recueillir les propositions des habitants de Saint-Jean-de-Luz, offrant ainsi aux futurs candidats un panorama concret des attentes locales. L'analyse des contributions révèle quatre thématiques principales : la mobilité, l'environnement, la sécurité et le tourisme.

La mobilité au cœur des préoccupations

La place de la voiture dans la cité des corsaires suscite un vif débat. Les participants dénoncent unanimement la difficulté croissante de se garer. Florence Lasserre, homonyme de l'ancienne députée MoDem, insiste sur la nécessité de « arrêter d'enlever des places de stationnement », soulignant que les Luziens en subissent les conséquences avec une offre annuelle jugée « inexistante » ou à des tarifs « exorbitants ».

Parallèlement, « Jean 1948 » alerte sur la multiplication des véhicules stationnés devant les habitations, attribuant ce phénomène à la transformation de garages en logements, souvent non déclarés. « Ce n'est pas normal, les voitures dans les maisons doivent être à l'intérieur », s'indigne-t-il, estimant que le respect des règles éviterait la création de stationnements anarchiques.

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La congestion du trafic est également pointée du doigt. « Philippe Le Basque » décrit la circulation comme « un enfer » et propose une mesure radicale : « Supprimer la circulation des cyclistes dans les rues, quitte à leur mettre des amendes ». À l'inverse, « M CE » réclame plus de pistes cyclables sur tous les axes pour assurer la sécurité des enfants. Emma Etcheverry renchérit : « Il y a encore trop de voitures pour faire plaisir aux commerçants et pas assez de transports en commun ».

Un besoin urgent de verdurisation et de protection environnementale

Plusieurs contributions soulignent le manque criant de nature en ville. « Mimi Chaule » déplore la minéralisation excessive de l'esplanade de la place Foch, devenue « aveuglante et surchauffée l'été ». Elle plaide pour en faire un îlot de fraîcheur et y intégrer davantage de végétation toute l'année.

Emma Etcheverry appelle à une renaturalisation des espaces publics, constatant que le trajet de la gare à la plage n'offre que quelques arbustes clairsemés et des plantations en mauvais état. De son côté, « Flo Fran » s'inquiète de la pollution marine, jugeant « plus tolérable de déverser les eaux usées de la ville dans la mer, près des plages ». Elle fait référence à la station d'épuration Archilua, non conforme, dont la modernisation est prévue pour 2027.

Nuisances sonores et insécurité nocturne

Les nuisances sonores, notamment causées par les deux-roues, motos et scooters, sont vivement critiquées. « Palu Daubigny » qualifie ce bruit d'« excessif » et d'« insupportable », appelant la police municipale à faire preuve d'intransigeance face à ce « véritable fléau ».

Florence Lasserre (l'homonyme) aborde quant à elle la question de l'éclairage public. Elle note qu'en dehors du centre historique, les rues ne sont plus éclairées après minuit, ce qui la pousse à privilégier la voiture pour ses déplacements nocturnes, par crainte de l'insécurité.

Tourisme et logement : un débat houleux

La mesure de compensation sur les meublés de tourisme, instaurée par l'Agglomération Pays basque en 2023 pour limiter leur prolifération et favoriser les locations à l'année, divise. « M CE » et Philippe Senac souhaitent réautoriser la location saisonnière des résidences secondaires, en la limitant à un seul bien et 90 jours. Ils estiment cette mesure inefficace pour augmenter l'offre de logements annuels et pensent qu'un retour en arrière dynamiserait le commerce.

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Philippe Senac y voit également une question d'équité, permettant aux propriétaires de compenser la taxe d'habitation majorée de 60% qui leur est appliquée. Enfin, « Mimi Chaule » suggère un rafraîchissement des halles de Saint-Jean-de-Luz, dont la façade est « vraiment en mauvais état », un projet envisagé depuis longtemps mais encore non concrétisé.

Cette consultation offre ainsi un éventail varié et concret de propositions, allant du rajeunissement des halles à la lutte contre les nuisances sonores, en passant par la végétalisation urbaine et la révision des politiques touristiques. Autant de pistes de travail pour les candidats aux municipales de 2026.