Une perte financière significative due au non-recensement
La commune de Saint-Hilaire-de-Brethmas subit un préjudice financier conséquent suite au non-respect des obligations de recensement par certains de ses habitants. Le maire, Jean-Michel Perret, a révélé que le manque à gagner s'élève à près de 40 000 euros, une somme non négligeable pour les finances locales.
Un appel au civisme qui a porté ses fruits
Juste avant la date limite du 14 février, l'élu avait lancé un message d'alerte soulignant que 173 logements étaient initialement réfractaires au recensement. Grâce à cette intervention et à un rappel des obligations légales, la situation s'est nettement améliorée. "Nous finissons la campagne avec environ une cinquantaine d'habitations qui n'ont pas répondu", a précisé le maire.
En se basant sur une moyenne de 2,15 habitants par logement, cela représente environ 100 personnes non recensées. Le recensement est pourtant crucial à plusieurs titres :
- Il permet l'obtention des dotations de l'État
- Il aide à connaître la typologie de la population
- Il donne aux élus une vision claire des besoins des habitants
- Il contribue à l'équilibre du budget communal
Des pertes initiales bien plus importantes
Les calculs initiaux du maire estimaient les pertes potentielles à plus de 130 000 euros. La mobilisation des citoyens a donc permis d'éviter une situation bien plus dramatique. "C'est un moindre mal, mais compte tenu des budgets qui sont les nôtres, j'aurai préféré les avoir en plus qu'en moins", a déclaré Jean-Michel Perret.
Le premier magistrat a souligné l'importance de chaque euro dans la gestion communale : "Aujourd'hui, on fait attention lorsqu'on achète une boîte de trombones...". Cette phrase illustre la rigueur budgétaire nécessaire face à ces pertes évitables.
Le recensement demeure une obligation légale qui engage la responsabilité de chaque citoyen. Son bon déroulement conditionne directement les ressources et la capacité d'action des collectivités territoriales pour les années à venir.



