Joël Hocquelet, nouveau président de Val de Garonne, dévoile ses priorités
Nouveau président de l'Agglo : les priorités de Joël Hocquelet

Une semaine après avoir été élu à la tête de 43 communes du territoire, le maire de Marmande prend ses marques et évoque les sujets prioritaires. Il n'arrive pas encore tout à fait à jongler entre ses deux mandats mais Joël Hocquelet aborde, pour « Sud Ouest », ses premiers jours dans le fauteuil de président de Val de Garonne.

Quels sont les dossiers prioritaires inscrits à votre agenda de nouveau président de l'Agglo ?

Quand j'étais vice-président à la voirie, et en tant que maire de Marmande, je m'intéressais à la question des digues et c'est évidemment le chantier le plus urgent, car il faut les reconstruire pour éviter des inondations. C'était le combat de Jacques Bilirit et ce sera le nôtre de trouver des financements, car le coût représente une année d'investissement pour Val de Garonne Agglomération. Pour les réparations d'urgence, 6 millions seront nécessaires pour les remettre en état. Certains chantiers ont commencé à Sénestis, avec Eurovia. À certains endroits, on a constaté des brèches et dans d'autres ce sont des surverses endommagées.

Votre adversaire à la présidence, Gaëtan Malange, listait parmi ses priorités la réalisation de la déchetterie de Tonneins, est-ce aussi votre vision ?

Pour construire une déchetterie, car l'actuelle n'est plus aux normes, il faut que la commune mette à disposition un terrain à l'euro symbolique. Ce qui était une priorité exprimée en 2021 par l'ancienne vice-présidente en charge de l'environnement et du développement durable, Marie France Bonneau, l'est toujours. Je n'avais pas demandé que Marmande passe avant. Mais en trois ans, il n'y a jamais eu de terrain proposé par Dante Rinaudo et jamais à l'euro symbolique. Mon premier déplacement, en tant que président, était d'ailleurs à Tonneins, lundi. La nouvelle équipe tonneinquaise a déjà avancé sur la question.

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D'ailleurs, toujours selon le patron départemental des Républicains, ce sont les voix de Tonneins qui ont fait la différence pour votre élection…

Je n'ignore pas le résultat, mais si l'on fait bien le calcul, je ne rentre pas dans ce compte-là. Il y a des maires des petites communes qui me connaissent et qui ont voté pour moi. Après, je pense en effet que les voix de la majorité tonneinquaise sont allées vers moi car j'ai parlé vrai avec le nouveau maire, et cela ne veut pas dire que les maires des petites communes qui ont voté pour moi ne craignent pas la ville centre. Mais comme je l'ai dit dans mon discours, pour moi, être président, c'est faire travailler tout le territoire dans la même direction. C'est une coopérative avec de la solidarité. Par exemple, il faut être solidaires avec ceux qui sont dans le lit de la Garonne pour les réparations de digues. Des villages comme Escassefort ou Castelnau, qui ne sont pas concernés, le sont.

Cette solidarité a crispé sur la problématique des déchets en janvier dernier…

Ce qui a exacerbé les élus marmandais, à la fin du mandat précédent, c'est la percussion entre la mise en place de la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères incitative (Teomi) et la gestion du dispositif qui a concentré les mécontentements.

Lors du prochain conseil communautaire, à Gaujac, seront votées les indemnités des élus. Lors de la précédente mandature, l'augmentation de celle de Jacques Bilirit avait déclenché un certain émoi. Qu'avez-vous prévu pour la vôtre ?

J'ai bien compris le sens de la question et non, je n'augmenterai pas l'indemnité de président. Pour le reste, je vais regarder et vous verrez bien ce qu'il sera proposé le 30 avril.

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