Vincent Morisse réélu sans opposition à la tête de la communauté de communes
Le maire de Sainte-Maxime, Vincent Morisse, a été reconduit à la présidence de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez. Cette élection s'est déroulée sans suspense, puisqu'il était le seul candidat à sa succession au conseil communautaire. En recueillant l'unanimité des votes, il conserve ainsi son siège pour un nouveau mandat.
Un discours d'apaisement et de consensus
Face aux élus, dont certains sont nouveaux, le premier magistrat maximois a immédiatement réaffirmé la ligne de conduite de cette assemblée. « Je suis honoré de votre confiance. Nous avons toujours travaillé dans le consensus et le respect mutuel, sans considérer la taille des communes ou les sensibilités politiques. Ici, nous laissons les rivalités communales à l'extérieur pour nous concentrer uniquement sur le territoire », a-t-il déclaré.
Cette élection a également été l'occasion pour Vincent Morisse de clarifier ses ambitions politiques. « Au moment où je vous parle, je n'ai aucune autre ambition électorale et je ne me représenterai plus à la Région. Je veux simplement m'occuper de ma commune et de mon territoire », a-t-il confirmé, reprenant les termes de sa déclaration de candidature.
La question de la représentativité des communes
Avant l'élection des onze vice-présidents, la maire de Cogolin, Isabelle Farnet-Risso, a pris la parole pour interroger la répartition des sièges. « La répartition selon l'ancienneté ou l'âge ne me semble pas la plus lisible au regard de nos responsabilités. Cogolin est la deuxième ville du Golfe, et notre organisation doit refléter la réalité et la diversité de notre territoire », a-t-elle estimé.
Néanmoins, elle n'a pas polémiqué davantage : « Je ne m'opposerai pas à la proposition. Si je prends la parole, c'est pour rappeler l'exigence d'équité entre toutes nos communes. Une équité qui ne signifie pas uniformité. C'est dans cet esprit de responsabilité et de dialogue que je souhaite travailler ». Son discours a été applaudi par l'assemblée.
Le président Vincent Morisse a répondu à ses préoccupations : « Sur le positionnement de ta ville, je suis parfaitement d'accord. Cogolin ne pouvait plus rester la dernière roue de la charrette, non pas par la volonté des maires ici, mais par sa gestion passée. Ce nouvel élan est attendu. Concernant le poste de première vice-présidente, cet ordre va être très vite oublié ».
Les onze vice-présidents et leurs compétences
Après l'élection du président, les onze vice-présidents ont été élus à l'unanimité. Voici la liste des élus et leurs nouvelles attributions :
- Alain Benedetto (Grimaud) : développement et tourisme
- Anne-Marie Waniart (Gassin) : eau et assainissement
- Sylvie Siri (Saint-Tropez) : logements et contrat local de santé
- Isabelle Farnet-Risso (Cogolin) : transition écologique, développement durable et énergies nouvelles
- Nicolas Rodriguez (Cavalaire-sur-Mer) : aménagement du territoire et mobilité
- Thomas Dombry (La Garde-Freinet) : déchets assimilés et forêt
- Nicolas Patel (La Croix-Valmer) : finances et marchés publics
- Alexandre Latil (Le Plan-de-la-Tour) : gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi) terrestre
- Jean-Pierre Fresia (Ramatuelle) : Gemapi maritime et littoral
- Pascal Etienne (La Mole) : agriculture
- Nathalie Fourneron-Giraud (Le Rayol-Canadel-sur-Mer) : enseignement de la musique et de la danse, convention territoriale globale avec la CAF
Cette répartition des compétences vise à assurer une gestion équilibrée et efficace du territoire, en tenant compte des spécificités de chaque commune et des enjeux communs à l'ensemble de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez.



