Bernard Châteaugiron, maire de Varzay depuis 1977, passe le flambeau à 75 ans
En 1977, Bernard Châteaugiron devenait l'un des plus jeunes maires de France, à seulement 26 ans. Près de cinq décennies plus tard, à 75 ans, l'édile de Varzay, commune de 850 habitants, a décidé de « laisser la place aux jeunes ». « J'avais pris ma décision en début de ce huitième et dernier mandat », confie le kinésithérapeute aujourd'hui retraité. « De ces 49 années, je garde de bons souvenirs et de moins bons. »
Un héritage marqué par des réalisations et des épreuves
Parmi ses fiertés, Bernard Châteaugiron cite la construction de la nouvelle école et l'aménagement du parc communal. « Certains disaient : “On ne voit pas l'utilité d'un parc à la campagne.” On a été souvent copiés depuis », souligne-t-il avec satisfaction. En revanche, la tempête de 1999 reste un souvenir douloureux. « On n'était pas préparés en tant qu'élus. Je ne reconnaissais plus ma commune », se remémore-t-il.
Une déception politique récente
Plus récemment, le maire sortant garde un goût amer de la dernière élection au Pays de Saintonge romane, remportée par Pierre Tual, le maire de Pisany. « Ma déception, c'est quand le président de Saintes Agglo, M. Drapron, a tout fait pour que ce soit M. Tual, à ma place, alors que j'avais fait part de mon intérêt pour ce poste. Pour moi, c'est bafouer la démocratie, c'est dommage », exprime-t-il avec regret.
La relève en marche
Deux listes s'affrontent désormais pour lui succéder : Osons ensemble pour Varzay, menée par Thierry Carpentier et adoubée par le maire sortant, et Varzay et vous, conduite par Alain Georgeon. Après près d'un demi-siècle de service, Bernard Châteaugiron tourne la page, laissant derrière lui un héritage local marqué par des avancées et des défis, tout en espérant que la nouvelle génération saura poursuivre l'œuvre engagée.



